Incendie de l’usine Lubrizol à Rouen : Une autre usine Seveso seuil haut de l’agglomération « mise à l’arrêt »

DANGER La préfecture de Seine-Maritime a décidé de mettre l’usine Borealis, qui produit des engrais, à l’arrêt à la suite d’une perte d’alimentation électrique

20 Minutes avec AFP
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Une autre usine chimique, classée Seveso seuil haut à Grand-Quevilly, près de Rouen, a été
Une autre usine chimique, classée Seveso seuil haut à Grand-Quevilly, près de Rouen, a été — HO / SDIS / AFP

Six jours après l’incendie de l’usine Lubrizol, près de Rouen, Borealis, une autre usine chimique de l’agglomération, classée Seveso seuil haut, a été « mise à l’arrêt », ce mardi, depuis 7h45, a annoncé la préfecture de Seine-Maritime, précisant qu’il n’y avait pas d’incendie. Une information que conteste la CGT.

L’usine Borealis, située à Grand-Quevilly près de Rouen, qui produit des engrais « a déclenché son POI (Plan d’Organisation Interne) à la suite d’une perte d’alimentation électrique qui nécessite sa mise à l’arrêt pour mise en sécurité de l’installation », a indiqué la préfecture dans un communiqué. Selon les premières constatations, « cette perte d’alimentation électrique serait due à l’échauffement d’une cellule du poste électrique principal », a ajouté la préfecture.

« Il n’y a pas de risque quant à la sécurité des installations »

Selon Christine Poupin, représentante CGT au sein de l’usine, il y a eu un incendie. « Le transformateur T1, celui de l’alimentation générale du site, a subi une coupure franche d’électricité. Il y a eu un incendie et les pompiers sont nécessairement intervenus », a-t-elle expliqué. « Les postes électriques sont très vétustes. Il y a déjà eu plusieurs alertes du CHSCT sur cette question. A ce stade, plus rien ne fonctionne au sein de l’usine », a-t-elle ajouté.

L’usine Borealis est située à environ quatre kilomètres au sud-est de l’usine Lubrizol, où un spectaculaire incendie a eu lieu jeudi matin, déclenchant un important nuage de fumée noire, aux conséquences sanitaires et environnementales qui inquiètent habitants et agriculteurs. « A ma connaissance, à ce stade il n’y a pas de risque quant à la sécurité des installations. Mais on n’aime pas ça, ça génère un gros stress chez les salariés », a reconnu Christine Poupin.

Un site de production de fertilisants

L’usine Borealis de Grand-Quevilly, situé dans la zone portuaire de Rouen, « est le plus grand site de production de Borealis Chimie » et « produit des fertilisants pour l’agriculture ainsi que des solutions pour réduire les émissions polluantes des industries et des transports routiers ». De plus, « le site produit des intermédiaires industriels utilisés dans la chaîne de production des engrais azotés et également dans d’autres industries (métallurgique, agroalimentaires, etc.) », d’après le site Internet de l’entreprise.

En 2013, le géant pétrolier français Total avait cédé ses activités de fertilisants en Europe, composées du numéro un français du secteur GPN et d’une part majoritaire dans le Belge Rosier, à l’autrichien Borealis.