Réformes des retraites: FO envisage de rejoindre la grève RATP et transports

MANIFESTATIONS Plusieurs syndicats vont appeler à cesser le travail à partir du 5 décembre et pour une durée illimitée

20 Minutes avec AFP

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La RATP (Photo d'illustration).
La RATP (Photo d'illustration). — Mario FOURMY/SIPA

Force ouvrière, qui a manifesté samedi dernier contre la future réforme des retraites, envisage de rejoindre la grève de la RATP et des transports prévue à compter du 5 décembre. En effet, selon la résolution adoptée en comité confédéral national (CCN, parlement de la centrale), FO « entend œuvrer à l’unité d’action syndicale la plus large et demande à ses syndicats d’organiser les réunions et assemblées générales pour préparer la grève ».

Les manifestations se succèdent

Dans un communiqué publié jeudi soir, la fédération FO-Cheminots « se félicite de cette décision » confédérale « claire et courageuse ». Le 5e syndicat de la SNCF (non représentatif) « demande à l’ensemble » de ses militants de « construire la grève » dans « l’unité la plus large ». « A partir du 5 décembre, grève illimitée jusqu’au retrait du projet (…). Bloquons le pays », ajoute-t-il. La fédération FO Transports et Logistique, troisième force syndicale chez les chauffeurs routiers, avait décidé dès mardi « d’appeler à une grève illimitée à partir du 5 décembre », contre ce projet.

A l’appel de FO, 6.000 personnes selon la police, 15.000 pour les organisateurs, avaient défilé samedi à Paris contre la réforme des retraites voulue par le gouvernement. Aussi opposée à cette réforme, la CGT avait défilé mardi dans toute la France, réunissant 150.000 personnes selon son comptage. A Paris, où la CGT n’a pas donné de chiffre, la police a fait état de 10.000 manifestants.

Un nouveau négociateur pour le syndicat

S’agissant des « concertations » sur les retraites, « FO n’ira pas discuter de la mise en place de la réforme et de ses ajustements », réaffirme son texte. Le secrétaire général de FO, Yves Veyrier, devait cependant être reçu à l’Elysée vendredi. Mais, le rendez-vous avait été programmé avant le décès de Jacques Chirac, et était donc incertain dans la soirée.

Au cours de ce CCN, un membre du bureau confédéral, Philippe Pihet, longtemps négociateur sur les retraites, cède sa place car il prend justement sa retraite. Entre au bureau Rachèle Barrion, 51 ans, assistante médico-administrative à l’hôpital de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Ce n’est toutefois pas elle qui s’occupera des retraites mais Michel Beaugas, déjà chargé de l’emploi.