Un appel à la mobilisation générale pour que le drapeau breton ait son emoji

BREIZH POWER Une campagne de financement participatif vient d’être lancée

Jérôme Gicquel

— 

La pétition en ligne demandant que le drapeau breton ait son emoji a déjà rassemblé près de 25.000 signatures.
La pétition en ligne demandant que le drapeau breton ait son emoji a déjà rassemblé près de 25.000 signatures. — Capture d'écran du site emoji.bzh
  • La Bretagne attend toujours que son drapeau devienne un emoji.
  • Il faudrait pour cela qu’un des géants du Web le teste afin de prouver son utilisation massive.
  • L’association Point BZH, qui porte le projet, en appelle à la mobilisation des Bretons et des Bretonnes.

La longue marche pour que le Gwenn ha Du ait (enfin) son emoji se poursuit. Pour que le drapeau breton soit visible sur la toile et dans les échanges SMS, l’association Point BZH a déposé l’an dernier un dossier auprès du consortium Unicode, l’organisme chargé de valider la création de nouveaux emojis. « Notre dossier est en suspens », souligne Loïz Fily, chargé du dossier au sein de l’association.

Avant de donner sa réponse, le Consortium Unicode aimerait en effet que l’émoji breton soit testé sur Facebook, Twitter ou WhatsApp « pour prouver son utilité ». Des démarches ont déjà été engagées auprès de ces géants du Web mais aucun d’entre eux n’a encore donné son feu vert.

Une grande campagne de communication

Le cas de la Bretagne n’est pas isolé car la Corse, le Pays Basque ou la Catalogne militent également pour avoir leur propre emoji. « Ces demandes sont légitimes, assure Loïz Fily. D’autres territoires français ont déjà leur emoji comme la Guadeloupe ou Saint-Pierre-et-Miquelon. Le drapeau du Texas est également disponible sur Whatsapp ».

Pour tenter de convaincre l’un des GAFA d’adopter les couleurs bretonnes, une importante campagne de communication va être lancée début 2020. Pour la financer, à hauteur de 20.000 euros, l’association Point BZH en appelle à la solidarité des Bretons et des Bretonnes avec une campagne de financement participatif qui vient d’être lancée sur la plateforme Kengo. « Notre pétition en ligne a déjà rassemblé près de 25.000 soutiens, ce qui prouve bien que les Bretons sont fortement mobilisés », souligne Loïz Fily.

Les résultats dévoilés début 2021

En attendant que la plate-forme qui accueillera le premier emoji breton se fasse connaître, les membres de l’association Point BZH ont de nouveau prévu de déposer un dossier auprès de l’Unicode au printemps 2020. Comme chaque année, le consortium se réunira fin avril pour statuer avant de proclamer ses résultats en janvier 2021.

On saura alors si le Gwenn ha Du fait son apparition sur les écrans des 5,4 milliards d’abonnés au téléphone mobile dans le monde.