Cueillettes d’automne : Attention à ne pas confondre marrons et châtaignes

TOXICITE Grillé, en crème ou glacé, le marron a ses adeptes une fois l’automne venu

20 Minutes avec AFP

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Des châtaignes.
Des châtaignes. — DAMOURETTE/BNT/SIPA

A l’arrivée de l’automne, les marrons et les châtaignes font leur grand retour sur les tables des ménages. Mais l’agence sanitaire Anses met en garde face au risque de confusion entre les espèces comestibles (les châtaignes) et les espèces toxiques (les marrons d’Inde).

« Même si on parle couramment de "marrons" » pour des spécialités culinaires, « il s’agit en fait d’une variété de grosses châtaignes cultivées pour leur consommation », souligne l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation dans une alerte de toxico-vigilance, publiée ce mercredi.

Le deuxième type de confusion de plantes le plus fréquemment enregistré

Les marrons d’Inde sont eux toxiques et « peuvent entraîner des troubles digestifs tels que des douleurs abdominales, des nausées, des vomissements, ou des irritations de la gorge ».

Or les risques d’erreur lors du ramassage sont fréquents : la confusion marrons/châtaignes est le deuxième type de confusion de plantes le plus fréquemment enregistré par les centres antipoison après les confusions de plantes à bulbes (fleurs de la famille des jonquilles prises par erreur pour des oignons par exemple).

Des techniques pour les reconnaître

Pour les reconnaître, le fruit du châtaigner se présente sous forme d’une bogue « brune, hérissée de nombreux et longs piquants, et contient 2 à 3 châtaignes à la fois, plutôt petites, aplaties et triangulaires », décrit l’Anses.

En revanche, la capsule qui contient le marron d’Inde est « épaisse, verte, pourvue de petits pics espacés et courts, et contient généralement un seul marron, plus gros et arrondi ». Les arbres plantés dans les parcs, les allées et les cours d’école sont généralement des marronniers, tandis qu’on trouve plutôt les châtaigniers dans les bois et les forêts, ajoute l’agence.