Lyon : Le « co-living » ou « vivre-ensemble » commence à s’installer en ville

IMMOBILIER Face à l’augmentation croissante des prix de l’immobilier, les investisseurs se tournent vers d’autres solutions pour répondre à la demande des habitants

Caroline Girardon

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Si le marché immobilier reste attractif à Lyon, les villes de la première couronne attirent de plus en plus d'acquéreurs.
Si le marché immobilier reste attractif à Lyon, les villes de la première couronne attirent de plus en plus d'acquéreurs. — M. Allili / Sipa
  • Le « co-living » ou « vivre-ensemble » a fait son apparition à Lyon, même si le phénomène est encore embryonnaire.
  • Le salon est souvent en commun, et chaque résidant dispose d’un studio séparé doté d’une kitchenette et d’une salle de bains.
  • Les professionnels de l’immobilier constatent que les investisseurs prévoient désormais ce type d’habitations dans leurs projets.

De l’avis de la FNAIM, fédération nationale de l'immobilier, le prix des loyers à Lyon est « plutôt raisonnable » : 14 euros en moyenne le mètre carré. Ce qui en fait, selon l’observatoire, l'« un des meilleurs élèves de France ». Les prix pour acquérir un logement, en revanche, c’est autre chose. Comptez désormais 3.182 euros en moyenne le mètre carré pour de l’ancien et 4.600 euros pour du neuf.

Est-ce l’augmentation croissante qui pousse certains habitants à se tourner vers un logement partagé ? A l’instar d’autres villes françaises, Lyon a vu apparaître ces derniers mois un nouveau phénomène : le « co-living » ou « vivre-ensemble ». « C’est encore très marginal, il y a encore deux ans, cela n’existait pas ici », relève Patrice Garde, vice-président de la Fnaim du Rhône.

Logements hybrides, services partagés

Le principe, qui est né dans les années 2000 aux Etats-Unis, est de proposer des logements hybrides entre l’hôtel et la colocation traditionnelle avec des services partagés. Si le salon est souvent en commun, le reste est à part. Chaque résident dispose, non pas d’une chambre indépendante, mais de studio séparé doté d’une kitchenette et d’une salle de bains. L’immeuble est aussi parfois doté d’une salle de sport ou d’une piscine.

« Il y a vingt ans, on était dans un système de colocation subie. Là c’est différent, l’approche est volontaire », poursuit Patrice Garde. Le public est lui aussi différent : des étudiants, des jeunes actifs qui n’ont pas les moyens d’acquérir un bien, des personnes seules qui désirent partager un logement, des personnes divorcées, des expatriés ou des seniors.

La nouveauté est que « les investisseurs prévoient désormais ce type d’habitation. Même si le marché est embryonnaire pour le moment, il commence à se structurer », conclut le vice-président de la Fnaim du Rhône, sans toutefois pouvoir avancer de chiffres.