Vienne : Le maire juge «démesurées» les critiques après le prêt d’un portrait de Macron

PORTRAIT PRESIDENTIEL L’élu LR a prêté samedi un portrait du président de la République à des « Gilets Jaunes » qui le lui demandaient

20 Minutes avec AFP

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Le maire de Vienne juge les critiques démesurées après le prêt d'un portrait d'Emmanuel Macron aux Gilets Jaunes. (illustration)
Le maire de Vienne juge les critiques démesurées après le prêt d'un portrait d'Emmanuel Macron aux Gilets Jaunes. (illustration) — SADAKA EDMOND/SIPA

Le maire de Vienne (Isère) Thierry Kovacs a jugé « démesurées » lundi les critiques dont il a fait l’objet après avoir prêté ce week-end un portrait d' Emmanuel Macron à des « gilets jaunes » qui manifestaient dans sa ville. « La République aurait été bafouée à Vienne et j’en serais le coupable », s’est indigné l’élu LR sur sa page Facebook.

« Les mots sont forts, parfois même violents de la part de certains militants du parti présidentiel LREM. Ils sont surtout démesurés par rapport au fait dont il est question », a ajouté ce proche de Laurent Wauquiez, en expliquant avoir répondu à la demande de représentants des « gilets jaunes » et d’organisations pour le climat.

Une atteinte à la République ?

« J’ai accepté leur demande en l’assortissant de plusieurs conditions : pas de geste déplacé, obscène, dégradant contre le chef de l’Etat », précise encore le maire, également conseiller régional.

Des militants pour le climat ont pris l’habitude de décrocher le portrait officiel du président de la République pour protester contre son inaction supposée contre le réchauffement de la planète.

Après la candidate LREM aux élections municipales de Vienne qui a accusé Thierry Kovacs, « au nom de la morale », d’avoir porté atteinte à la République, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a condamné lundi matin le prêt effectué par le maire.

« Bien sûr, moi ça me choque énormément (…). Les symboles de la République, on leur doit respect », a-t-elle déclaré sur LCI. Le portrait d’Emmanuel Macron a été replacé lundi dans la salle du conseil de la mairie.