Un feu allumé par des agriculteurs devant l'usine Lactalis de Laval, le 27 juillet 2015.
Un feu allumé par des agriculteurs devant l'usine Lactalis de Laval, le 27 juillet 2015. — Jean-Marc David / Sipa

AGRICULTURE

VIDEO. Pesticides : Voici pourquoi des agriculteurs vont allumer des feux dans la campagne de Haute-Garonne

La FDSEA 31 lance l’opération « Campagne en feu » tous les soirs de lundi à jeudi. Le syndicat agricole proteste contre un projet de décret sur la distance minimale entre les habitations et les zones d’épandage de pesticides

Vous habitez une commune de Haute-Garonne ? Si vous voyez des flammes près de chez vous aux alentours de 21h, entre lundi et jeudi, il s’agit peut-être de l’œuvre d’agriculteurs de la FDSEA 31. Le syndicat, comme plusieurs autres branches départementales de la FNSEA, lance l’opération « Campagne en feu » pour protester contre un projet de décret et d’arrêté sur l’usage des pesticides à proximité des habitations.

Ce projet fait l’objet d'une consultation publique lancée par le gouvernement le 9 septembre, qui doit s’achever le 1er octobre. Il y est notamment question d’établir des distances minimales à respecter entre les zones d’épandage et les zones d’habitation, comprises entre cinq mètres pour les « cultures basses » comme les céréales, et dix mètres pour les « cultures hautes » (viticulture, arboriculture…).

Ces distances pourraient être respectivement ramenées à trois et cinq mètres, dans le cadre de chartes départementales, après échanges entre agriculteurs, riverains et élus.

Pour la FDSEA 31, ce projet est « inacceptable ». Dans un communiqué, le syndicat indique : « les agriculteurs français sont formés à l’utilisation des produits phytosanitaires, utilisent du matériel de précision et des produits homologués par les autorités sanitaires ». En outre, « des ZNT [zones de non traitement] le long des cours d’eau, mais aussi des mesures de protection à proximité des lieux accueillant des personnes sensibles, existent déjà ».

Avec des flammes, la FDSEA 31 veut symboliser dans chaque canton l’état « des campagnes à feu et à sang ».