Le philosophe Michel Onfray « souscrit » aux thèses de François Asselineau

THEORIE Le philosophe libertaire a expliqué être séduit par le discours du président du parti Union populaire républicaine qui « démonte de manière rationnelle et raisonnable le dispositif maastrichtien »

20 Minutes avec AFP

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Michel Onfray (philosophe, écrivain français) lors d'une conférence sur le
Michel Onfray (philosophe, écrivain français) lors d'une conférence sur le — SYSPEO/SIPA

Le philosophe Michel Onfray a déclaré « souscrire » aux thèses de François Asselineau, président du parti Union populaire républicaine (UPR) et partisan d’une sortie de la France de l’Union européenne (Frexit).

Interrogé par l’AFP, l’écrivain a cependant précisé qu’il n’avait pas voté pour lui et qu’il ne « vot (ait) plus pour personne ». Il n’entend pas non plus adhérer à l’UPR : « Je n’ai jamais pris ma carte nulle part et je ne vais pas commencer ».

« Je suis en train de faire mon « outing » » et « j’aime beaucoup ce qu’il dit », a déclaré jeudi le philosophe libertaire lors d’une conférence à Bordeaux, selon une vidéo de l’événement diffusée vendredi à la presse par l’UPR. « Dans tout ce que j’ai entendu de lui, je n’ai pas trouvé de choses à redire, vraiment, et parfois je l’ai écouté longuement, j’ai écouté des enregistrements qui pouvaient durer une bonne heure avec un réel intérêt, avec un réel plaisir en me disant « c’est vrai que je souscris à tout ça » », a ajouté le philosophe, un des intellectuels français contemporains les plus lus à l’étranger.

« C’est un discours extrêmement bien fait »

Pour Michel Onfray, le discours de François Asselineau « est un discours structuré qui démonte de manière rationnelle et raisonnable le dispositif maastrichtien, donc la chose essentielle qui est que la France a perdu sa souveraineté ».

Le philosophe apprécie aussi le fait que l’UPR a « mis en relation le fait que le refoulé maastrichtien produisait les « gilets jaunes » », un mouvement que Michel Onfray soutient. « C’est un discours extrêmement bien fait, celui d’Asselineau, qui témoigne d’un effort de déconstruction extrêmement intéressant. » Mais l’écrivain s’est ensuite « insurgé contre la récupération à laquelle se livrent depuis François Asselineau et les siens ». Il a précisé à l’AFP que ses propos « ne sauraient valoir soutien et encore moins engagement aux côtés » du chef de l’UPR, qu’il « classe comme tous les autres dans la rubrique des politiciens auxquels il ne saurait apporter sa caution ».

Etienne Chouard, enseignant à la retraite antilibéral controversé, avait indiqué en février qu’il voterait aux élections européennes pour la liste de l’UPR conduite par M. Asselineau, qui a récolté 1,17 % des voix.