Electricité : Le réseau français a besoin de 33 milliards d’euros sur 15 ans

INVESTISSEMENTS Des investissements nécessaires pour moderniser le réseau électrique français, le numériser, créer des interconnexions avec les pays voisins ou encore développer les énergies renouvelables

Manon Aublanc

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Illustration d'un réseau électrique, ici près de Rennes, en Ille-et-Vilaine.
Illustration d'un réseau électrique, ici près de Rennes, en Ille-et-Vilaine. — C. Allain / 20 Minutes

Pour se moderniser et se numériser, créer des interconnexions avec les pays voisins ou encore développer les énergies renouvelables, le système électrique français a besoin de 33 milliards d’euros d’investissements sur 15 ans, a estimé son gestionnaire RTE, ce mardi.

Le gestionnaire du réseau à haute tension a présenté son plan d’évolution du réseau électrique français pour 2035, soumis au gouvernement, à la Commission de régulation de l'énergie (CRE) et à l’Autorité environnementale.

Près de deux milliards d’euros par an d’investissements

Son plan identifie plusieurs chantiers : rénovation du réseau vieillissant, numérisation accélérée, capacités d’échange avec les pays voisins doublées sur 15 ans ou encore déploiement d’un réseau électrique en mer pour raccorder les futurs parcs éoliens offshore. « Les investissements associés sont estimés à 33 milliards d’euros sur 15 ans, soit environ 2 milliards d’euros par an » contre 1,3 milliard d’euros aujourd’hui, indique RTE.

Sur les 33 milliards identifiés, 13 milliards concernent l’adaptation du réseau, 8 milliards le renouvellement des ouvrages les plus anciens, 7 milliards le raccordement des énergies marines, 3 milliards le numérique et 2 milliards pour les interconnexions transfrontalières (part France).

Des répercussions sur le consommateur « atténuées »

Ces sommes doivent être financées en partie par les factures d’électricité via le « tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité » (Turpe).

« Vu du consommateur final, les répercussions de ces besoins supplémentaires d’investissement seront atténuées », estime toutefois RTE dans son document, soulignant les longues périodes d’amortissement des projets et les taux d’intérêt bas pour les financer.