« Gilets jaunes » à Nantes : Quelque 1.800 personnes dans la rue, des heurts éclatent entre policiers et manifestants

MANIFESTATION Des « gilets jaunes » avaient appelé à un rassemblement national à Nantes, à l’occasion de leur « acte 44 »

20 Minutes avec AFP

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Gilets jaunes: Manifestation à Nantes
Gilets jaunes: Manifestation à Nantes — Sebastien SALOM-GOMIS / AFP

A l’occasion de la rentrée, une grande manifestation « contre le pouvoir en place » avait été annoncée dans les rues nantaises. Ce samedi, quelque 1.800 personnes défilaient dans le centre de Nantes, selon la police, à l’occasion de «l'acte 44» du mouvement des «gilets jaunes». Une manifestation marquée par des heurts avec les forces de l’ordre, des interpellations, des blessés et de nombreuses dégradations.

Les manifestants, dont très peu arboraient le gilet fluorescent, sont partis de l’ouest cossu de la ville pour rejoindre le centre, où la situation a dégénéré en milieu d’après-midi, donnant lieu à des jets de projectiles, auxquels la police a répondu par des grenades lacrymogènes. Le dispositif policier était particulièrement imposant, avec plusieurs véhicules blindés positionnés dans le centre.

Une trentaine de personnes en garde à vue

De nombreux commerces et abribus ont été dégradés, des poubelles et un transformateur incendiés. Au moins deux manifestants ont été blessés, a constaté l’AFP.

A 18h, trente personnes avaient été placées en garde à vue, selon la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP), qui a fait état de quatre blessés chez les forces de l’ordre. Vingt-deux cocktails molotov et dix mortiers avaient été découverts avant le départ des manifestants, tandis qu’une centaine de parapluies et un extincteur ont été saisis, selon la police.

D’autres manifestations ailleurs en France

Environ 700 personnes, selon la police, ont manifesté à Nancy, point de rassemblement des « gilets jaunes » du Grand Est. Les manifestants ont crié « Macron démission », avant que des tensions n’éclatent en fin de parcours, les forces de l’ordre faisant usage de lacrymogènes et de grenades de désencerclement, selon un photographe de l’AFP. La préfecture de Meurthe-et-Moselle a fait état de trois blessés légers.

A Paris, quelque 500 « gilets jaunes » ont défilé dans le calme entre la porte de Choisy et le boulevard de Grenelle, près de la Tour Eiffel, où ils se sont dispersés dans l’après-midi.

A Lyon, quelque 400 manifestants se sont rassemblés place Bellecour. De brefs heurts ont éclaté et onze personnes ont été interpellées, selon la préfecture. A Toulouse, plusieurs centaines de personnes ont manifesté dans le centre aux cris de « Toulouse, Toulouse, soulève-toi ». Des dizaines de manifestants ont brièvement occupé les quais de la gare de Toulouse Matabiau.

A Marseille, 200 personnes, dont une cinquantaine porteuse de la chasuble symbolique, ont défilé derrière une banderole appelant à la « suppression de l’IGPN, au service du blanchiment des polices ».

Le mouvement a également rassemblé 200 personnes à Montpellier et 300 à Bordeaux, selon la police. Une quarantaine de « gilets jaunes » ont accueilli le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, à la Foire de Pau, entonnant : « On est là, on est là, on est toujours là ». Les forces de l’ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes pour repousser les manifestants.