Le gouvernement débourse 45 millions d’euros supplémentaires pour aider les sans-abri en 2020

LOGEMENT Le plan « Logement d’abord » vise à aider les personnes qui dorment dans la rue à trouver un logement durable

20 Minutes avec AFP

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Une personne sans domicile à Paris.
Une personne sans domicile à Paris. — Eric FEFERBERG / AFP

Plus de moyens pour sortir les sans-abri. Le gouvernement a annoncé ce vendredi une enveloppe de 45 millions d’euros supplémentaires l’an prochain pour son programme d’aide au logement des personnes sans domicile, lancé l’an dernier. « Le plan "Logement d’abord" entre aujourd’hui dans une nouvelle phase marquée par un soutien financier accru », a déclaré le ministère du Logement dans un communiqué. Ce plan, lancé l’an dernier et qui court jusqu’à la fin du quinquennat présidentiel en 2022, vise à trouver durablement un logement aux personnes sans abri, au-delà des hébergements d’urgence.

Il passe par la construction de HLM aux loyers très bas, les logements « très sociaux », et d’autres méthodes comme l’intermédiation locative : les propriétaires privés louent leur logement à des associations qui le sous-louent en retour à une personne en difficulté, l’Etat apportant une aide complémentaire. Selon les chiffres du gouvernement, le plan a permis à quelque 70.000 personnes sans domicile de trouver un logement durable l’an dernier.

Dans le cadre du budget, l’Etat va, par rapport à cette année, y consacrer 45 millions d’euros de plus : ce sont d’abord les moyens liés au financement des pensions de famille et de l’intermédiation locative qui sont relevés. Le gouvernement compte aussi doubler, à huit millions d’euros, le budget d’un plan de lutte contre les bidonvilles.

Séparément, les bailleurs HLM vont consacrer 15 millions d’euros supplémentaires à un fond consacré au logement d’urgence, ce qui porte à 60 millions au total la hausse des moyens consacrés au « Logement d’abord » l’an prochain. Par ailleurs, le gouvernement compte faciliter le recensement des personnes sans-abri, « en s’appuyant sur les initiatives locales », alors qu’associations et élus regrettent le manque de statistiques officielles, les dernières de l’Insee remontant à 2012.