La Cour des comptes prône un renforcement du sport à l'école primaire

DISCIPLINE(S) Elle recommande l’intervention de professeurs d’EPS dans les écoles pour sensibiliser les professeurs

20 Minutes avec AFP

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Image d'illustration d'une salle de classe en école primaire.
Image d'illustration d'une salle de classe en école primaire. — Martin BUREAU / AFP

Renforcer l’enseignement du sport à l’école primaire, où il souffre d’une « carence manifeste ». C’est l’une des conclusions du rapport de la Cour des comptes, qui recommande la mise en place d’objectifs nationaux, à l’instar de la maîtrise de la nage.

« L’instruction de l’EPS dans le primaire n’est effective que partiellement, les trois heures prévues au programme n’étant de façon générale ni effectuées totalement, ni contrôlées », écrit la Cour dans un rapport publié ce jeudi. Or il s’agit d’une « obligation », souligne-t-elle. Elle recommande l’intervention dans les écoles des professeurs d’EPS, « au moins pour les deux dernières années du premier degré, assurant le lien avec la classe de sixième ». Car, souligne-t-elle, les professeurs des écoles sont peu formés à cette discipline.

Un accès plus facile aux équipements sportifs

L’enseignement de l’EPS, qui mobilise quatre milliards d’euros par an et 37.000 enseignants, est le premier poste de dépenses de l’État en matière sportive, rappelle la Cour. Le temps d’instruction consacré à l’EPS est supérieur en France à la moyenne européenne. « Pourtant, faute d’une organisation adaptée, le parcours des élèves n’est pas continu et n’incite pas assez à la pratique sportive », écrivent les sages de la rue Cambon. « Il existe trop de cloisonnements entre le primaire et le secondaire, d’une part ; entre l’instruction physique et le monde sportif, d’autre part », poursuivent-ils.

Alors que le degré d’accessibilité des équipements sportifs par les élèves est « un facteur déterminant de la réussite » de tous, l’implication des rectorats sur le sujet « est très contrastée », écrit encore la Cour des comptes. Elle recommande par ailleurs la mise en place d'« objectifs vérifiables à la fin de la scolarité obligatoire et à la fin du secondaire ».

Le « savoir nager », seul objectif national quantifié, n’est pas atteint puisque, selon une étude du ministère portant sur 300 collèges, confirmée par une étude récente menée dans cinq académies, 48 % des élèves ne savaient pas nager à l’entrée en sixième, alors que la noyade est la première cause de mortalité par accident des moins de 15 ans, rappelle-t-elle.