Rennes : Quatre interpellations lors d’un contrôle d’un camp de 350 migrants

IMMIGRATION Des policiers et gendarmes mobiles sont intervenus ce jeudi matin sur le campement des Gayeulles

J.G. avec AFP

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Illustration d'un camp de migrants à Rennes.
Illustration d'un camp de migrants à Rennes. — C. Allain / 20 Minutes

Sur réquisition du procureur, des policiers et gendarmes mobiles sont intervenus ce jeudi matin au parc des Gayeulles à Rennes pour une opération de contrôle dans un campement où sont regroupés près de 350 migrants depuis cet été. « Il s’agit d’avoir une vision claire, exhaustive et précise de l’ensemble des situations individuelles », a indiqué la préfecture d’Ille-et-Vilaine.

Parmi les migrants figurent de nombreux Géorgiens et Albanais ainsi qu’une cinquantaine d’enfants. « A partir de cet examen, nous déduirons une prise en charge ou non dans les 1.500 places que nous avons, puisque l’État accueille les personnes demandeurs d’asile et les réfugiés », ont souligné les services de l’État, précisant que les contrôles ont été réalisés « sans incident et sur une base déclarative ».

Les associations de soutien « choquées » par la méthode

Lors de l’opération, quatre personnes en situation irrégulière ont été interpellées et conduites dans les locaux de la police aux frontières dans le cadre d’une procédure d’éloignement. Selon les associations de soutien, il s’agirait de deux Albanais, d’un Géorgien et d’un Guinéen.

Elles avaient transmis la semaine dernière une liste d’une soixantaine de personnes sous le coup d’une procédure d’asile et se disent « choquées » par la méthode. « On est totalement abasourdis par une telle réaction, on ne s’y attendait pas. On demande à l’État une mise à l’abri des personnes vulnérables, de réfugiés, et on nous répond contrôle et répression avec le déploiement d’un énorme dispositif policier sous prétexte de recensement des personnes », a réagi Carole Bohanne, présidente du MRAP 35.