Enseignement supérieur : Le nombre d’étudiants étrangers non-européens augmente en France

EDUCATION Seules sept universités françaises ont décidé d’appliquer cette année la réforme prévoyant une hausse des frais de scolarité pour les étudiants étrangers

20 Minutes avec agences

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Des étudiants du campus Lyon-II (Illustration).
Des étudiants du campus Lyon-II (Illustration). — E. Frisullo / 20 Minutes

Le nombre d’étudiants internationaux venant d’autres pays que ceux de l’Union européenne augmente en France. C’est ce qu’a annoncé Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, ce dimanche.

Le nombre d’étudiants internationaux inscrits en 2019 dans les établissements a augmenté « d’un peu plus de 2 % », a-t-elle déclaré sur Europe 1. Et ce, alors même que les frais de scolarité pour ces étudiants ont augmenté à partir de cette année.

Une hausse des frais controversée

En novembre dernier, le gouvernement avait annoncé la hausse des frais de scolarité pour les étudiants étrangers hors UE, tout en améliorant en parallèle leurs conditions d’accueil. A la rentrée, les étudiants extra-européens devront donc s’acquitter de 2.770 euros en licence et 3.770 euros en master et doctorat, soit plus de dix fois plus que les étudiants de l’UE. Selon Frédérique Vidal, sept universités (sur plus de 70) ont mis en place la réforme.

La mesure avait suscité l’opposition des syndicats d’étudiants et d’enseignants du supérieur, qui dénonçaient la création d’un « mur de l’argent » contre les étudiants les moins riches. Un rapport parlementaire avait mis en garde contre un risque pour l’attractivité de l’enseignement supérieur français. Plusieurs universités ont ensuite annoncé qu’elles n’appliqueraient pas la hausse.