Marseille : Le jour d’après à l’école La Pauline, où deux « tatas » ont été agressées

ECOLE « C’est l’agression de trop », dénonce le syndicat FO, majoritaire à la ville, qui réclame un planning de travaux de mise en sécurité des écoles et des crèches

Caroline Delabroy

— 

Vendredi, devant l'école de La Pauline à Marseille. (BORIS HORVAT / AFP)
Vendredi, devant l'école de La Pauline à Marseille. (BORIS HORVAT / AFP) — AFP

C’est le jour d’après à l’école élémentaire La Pauline, à Marseille, où deux « tatas » ont été agressées vendredi tôt le matin, avant l’arrivée des enfants. Ce lundi, et durant toute la semaine, la police municipale veillera à la rentrée et la sortie des classes. Un rassemblement de soutien doit aussi se tenir en début d’après-midi, à l’appel de Force ouvrière.

« C’est l’agression de trop, dénonce Arabelle Lauzat, responsable de la section des écoles chez FO. Il faut trouver des solutions concrètes, pas des mesurettes, et un planning de travaux de mise en sécurité. Il faut installer partout des visiophones, réparer les portails cassés, élever certains grillages, en réparer d’autres, et une gestion des personnels qui permettent de respecter les protocoles d’entrée et de sortie ». FO, qui doit être reçu lundi matin par la mairie, entend ainsi demander la tenue d’un CHSCT exceptionnel sur les modes d’accès aux écoles et aux crèches.

Hospitalisé sous contrainte

L’adolescent de 17 ans, arrêté peu après avoir agressé à l’arme blanche deux cantinières mais aussi un passant, a été hospitalisé sous contrainte vendredi soir. « Il a été examiné par un psychiatre qui a jugé son état psychologique incompatible avec la garde à vue », a expliqué le procureur de la République de Marseille, Xavier Tarabeux.

D’après le ministère de l’Intérieur, il « n’est pas connu au titre de la radicalisation » et « assez peu connu » de la police. Selon la cantinière blessée, dont le pronostic vital n’est pas engagé, l’agresseur aurait proféré 'Allahou Akbar', dans le cadre de propos qui, à l’état des investigations, restent confus.