« Gilets Jaunes » : Plus de 1.500 manifestants à Montpellier, heurts à Rouen

MANIF' Une rentrée beaucoup moins agitée que l’année dernière : plus de 1.500 « gilets jaunes » ont manifesté à Montpellier, tandis que des heurts ont éclaté samedi à Rouen

20 Minutes avec AFP

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Montpellier est une place forte de la mobilisation des «gilets jaunes». (archives)
Montpellier est une place forte de la mobilisation des «gilets jaunes». (archives) — PASCAL GUYOT / AFP
  • Quelque 1.500 « gilets jaunes » ont manifesté samedi à Montpellier en chantant.
  • Plusieurs heurts ont éclaté samedi à Rouen à l'occasion d'une manifestation soutenue par la CGT de Seine-maritime.
  • Deux personnes ont été interpellées.

« C’est la rentrée des gilets jaunes ! », s’enthousiasme Odile, aide-soignante, à Montpellier. Dans cette ville, quelque 1.500 (selon la préfecture) à 3.000 (selon les organisateurs et organisatrices) manifestants ont chanté samedi après-midi dans la ville, tandis qu’à Rouen des heurts éclataient lors d’une manifestation à l’appel du mouvement et de la CGT.

Pour ce samedi de rentrée, les « gilets jaunes » répondaient à un appel « national » à manifester à Montpellier, une ville dans laquelle la mobilisation est forte depuis le début du mouvement. Des organisateurs évoquaient 1.000 manifestants vers 14h30, alors que la foule scandait « révolution » et se dirigeait vers la gare. « Macron démisson ! », « on a toujours la rage », « RIC » ou « Acte 43, restent 139 samedis avant mai 2022 » pouvait-on lire sur des pancartes.

Des heurts se sont produits face à la gare, avec des jets de projectiles de la part des manifestants, dont certains étaient casqués et cagoulés, habillés de noir, et des tirs de gaz lacrymogènes de la part des forces de l’ordre déployés devant l’édifice pour en interdire l’accès. La préfecture a fait état de deux interpellations pour « jets de projectiles, engins incendiaires et possession de couteaux ».

Vingt et une verbalisations et deux interpellations à Rouen

A Rouen, l’atmosphère était tendue également. Plusieurs heurts ont éclaté samedi lors de cette manifestation soutenue par la CGT de Seine-Maritime.

Le préfet de la région Normandie avait pris un arrêté interdisant toutes manifestations et rassemblements en centre-ville de Rouen samedi de 10h à 22h, comme c’est le cas depuis le début du mouvement des « gilets jaunes » « pour protéger les commerces ».

« Deux cortèges sont partis de deux endroits différents, essentiellement d’ultragauche. Ils se sont réunis et ont tenté d’entrer dans le périmètre [interdit] pour se diriger vers la Banque de France, lieu qui a fait déjà l’objet de plusieurs dégradations », a indiqué à l’AFP le sous-préfet de permanence, Jean-Eric Winckler.

Selon la même source, il y a eu 21 verbalisations et 2 interpellations en flagrant délit pour des « actes caractérisés » contre les forces de l’ordre.