Pas-de-Calais: Un Belge condamné pour viol et séquestration de son ex-conjointe enceinte

JUSTICE La victime, mère de trois enfants, a affirmé avoir déposé 27 plaintes et mains courantes contre son époux pour des viols, parfois collectifs, lorsqu’elle vivait avec lui

20 Minutes avec AFP

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La balance de Thémis, symbole de la Justice. (Illustration)
La balance de Thémis, symbole de la Justice. (Illustration) — Superstock/Sipa

Un Belge de 37 ans a été condamné mercredi à 10 ans de réclusion criminelle avec suivi médical, reconnu coupable de viol, enlèvement et séquestration de son ex-conjointe alors enceinte d’un autre homme, par la cour d’assises du Pas-de-Calais qui a retenu l’altération du jugement.

Les experts psychiatres ont été unanimes pour dire que l’accusé souffre de « schizophrénie lourde ». Des troubles psychologiques qui peuvent l’entraîner, pour deux des trois experts ayant examiné l’accusé en août, « dans l’irréel et parfois même dans un délire mystique » comme il l’a avancé à la barre.

En janvier 2017, cet homme s’était échappé d’un établissement psychiatrique de Liège (Belgique) où il était en soins pour se rendre à Bonningues-lès-Calais où son ex-conjointe vivait en concubinage avec un nouveau compagnon dont elle était enceinte de sept mois. Entré par effraction au domicile de son ex-épouse, l’homme l’avait battue, attachée au barreau de son lit avec une chaîne et du fil de fer et l’avait violée à deux reprises avant d’inscrire au marqueur sur le ventre une injure et d’être surpris en flagrant délit, dénudé sur sa victime, par les gendarmes que cette dernière avait pu appeler.

27 plaintes et mains courantes pour des viols, parfois collectifs

Tout au long du procès, l’accusé a reconnu la séquestration mais nié les viols de son ex-épouse. « J’ai fait cela pour que l’enfant qu’elle attendait soit de moi, je ne voulais pas qu’il soit de l’autre », a-t-il dit. La victime, 27 ans, mère de trois enfants, a affirmé avoir déposé 27 plaintes et mains courantes contre son époux pour des viols, parfois collectifs, lorsqu’elle vivait avec lui et qu’il l’aurait forcée à se prostituer après un mariage « arrangé ».

Au terme de trois jours d’audience et de trois heures de délibéré, la cour a retenu l’altération du jugement, mais rejeté l’abolition. Le ministère public avait requis treize années de réclusion criminelle avec suivi sociojudiciaire, prenant en considération l’altération de discernement chez l’accusé au moment des faits. Le condamné a été inscrit au fichier des auteurs d’agressions sexuelles et perdu l’autorité parentale sur ses deux filles, placées dans des familles d’accueil.