Tarn: Y aura-t-il un nouveau projet de barrage à Sivens ? La question sera tranchée lundi

SOCIETE Lundi, l’instance chargée de plancher sur une solution alternative au barrage de Sivens devra trancher entre deux propositions, dont une de nouvelle retenue à laquelle les associations environnementalistes sont opposées

B.C. avec AFP

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Lors d'une manifestation contre le barrage de Sivens, dans le Tarn.
Lors d'une manifestation contre le barrage de Sivens, dans le Tarn. — FRED SCHEIBER/SIPA

Fin 2015, plus d’un an après la mort de Rémi Fraisse, l’Etat enterrait définitivement le projet de grand barrage de Sivens, dans le Tarn. Après deux années de controverse et la création d’une ZAD, l’abandon du barrage d’1,5 million de m3 d’eau pour alimenter la vallée du Tescou était entériné.

Mais pas l'idée d'une retenue d'eau autour de laquelle agriculteurs, élus, riverains, État et associations planchaient depuis près de quatre ans. Cette instance de coconstruction (ICC) doit prendre une décision « consensuelle ou par vote » ce lundi.

Réunis mercredi pour un dernier point, ises membres devront arbitrer entre deux propositions, a indiqué la maire de Lisle-sur-Tarn, Marylin Lherm.

Deux solutions et toujours des désaccords

Le premier schéma inclurait en plus d’un captage « un barrage en amont du Tescou, approximativement sur le site initial du barrage de Sivens, de 700.000 à 1 million de m3 », a présenté l’élue sans étiquette.

Le second schéma, porté par les associations environnementalistes, propose une captation des eaux du Tarn amenées par 25 km de conduite en amont du Tescou plutôt que la création d’un nouveau barrage.

Loin de partager l’avis des agriculteurs, partisans de la première solution, Christian Pince, représentant de l’association Lisle-Environnement, n’excluait d’ailleurs pas de boycotter le vote lundi en cas de désaccord.

« Nous disons qu’il faut avant de trancher une évaluation précise et géographiquement située des besoins supplémentaires en eau. Soit les irrigants vont passer en force, soit nous obtiendrons un nouveau délai », a affirmé à l’AFP Claude Forgeot, du Collectif Testet, qui précise ne pas être totalement opposé à une retenue, « si l’on ne peut pas faire autrement sans toucher la zone humide », mais sous condition de besoins réels.