Bretagne : Face à la canicule, les touristes ont afflué pour se mettre « au frais »

QUE CALOR Les professionnels du secteur sont satisfaits de la haute saison touristique

Camille Allain

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Illustration d'une jeune femme allant se baigner sur une plage de Dinard.
Illustration d'une jeune femme allant se baigner sur une plage de Dinard. — C. Allain / APEI / 20 Minutes
  • Les professionnels du tourisme en Bretagne affichent leur satisfaction alors que l’été s’achève.
  • Relativement épargnée par la canicule, la région a parfois servi de refuge climatique.
  • Le phénomène des algues vertes n’a visiblement pas ralenti l’économie touristique.

Un refuge, une exception, un havre fantasmé. En juin et juillet, alors que la canicule faisait transpirer tout l’Hexagone, la presse française s’est emballée autour de « l’exception bretonne ». Relativement épargnée par les très fortes chaleurs, la région a par moment été présentée comme la destination rêvée de tous les Français.

L’été quasi terminé, les professionnels du tourisme​ s’en frottent les mains. A l’heure où la plupart des familles ont quitté la plage pour retourner à l’école, le bilan touristique s’avère très positif. « C’est encourageant. Les professionnels du secteur sont très satisfaits », assure Anne Gallo, vice-présidente du conseil régional chargée du tourisme.

L’enquête menée par le comité régional du tourisme est sans appel. Près de 90 % des professionnels sont satisfaits de la haute saison estivale. « C’est la clientèle française qui prédomine avec un regain d’intérêt des visiteurs parisiens et du sud de la France », note le comité.

«La météo a surtout convaincu les indécis»

Plombée par une avant-saison décevante, la région a pu compter sur deux excellents mois de juillet et août où les réservations ont afflué. L’effet canicule ? Oui mais pas seulement. « Il y a eu un effet canicule dont la Bretagne a profité. Mais deux tiers des visiteurs avaient réservé leur séjour depuis plusieurs mois. La météo favorable a surtout convaincu les indécis », avance Anne Gallo.

A l’inverse, le phénomène des algues vertes qui a frappé la côte nord bretonne n’a visiblement pas eu trop d’impact sur la fréquentation. « S’il y a des baisses, elles sont très marginales. Le déferlement médiatique dénote surtout d’une méconnaissance du phénomène », estime l’élue. La Bretagne se classe dans le top 3 des régions françaises les plus fréquentées, derrière l’Aquitaine et Rhône-Alpes.