Mineurs isolés : Une aide de 34 millions d’euros répartie entre plusieurs départements

MIGRANTS L’enveloppe est plus basse que l’an dernier, mais l’Etat met l’accent sur la phase d’accueil et de reconnaissance du jeune comme « mineur non accompagné »

20 Minutes avec agences

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Un mineur migrant isolé à Paris (illustration).
Un mineur migrant isolé à Paris (illustration). — CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

Pour contribuer à l’accueil des « mineurs non accompagnés » (MNA), une enveloppe exceptionnelle de 33,68 millions d’euros va être répartie entre plusieurs départements. Elle correspond à 5.613 jeunes supplémentaires (par rapport à 2017) accueillis en 2018 en France.

Cette dotation de l’Etat est prévue dans le projet de loi de finances. L’enveloppe dépassera le million d’euros pour l’Isère, le Nord, la Métropole de Lyon, la Seine-Maritime et la Seine-Saint-Denis, précise l’arrêté publié ce dimanche au Journal officiel.

Une augmentation de l’aide pour la période d’accueil

Le montant de cette enveloppe, qui financera l’aide sociale à l’enfance (ASE), « est fixé à 6.000 euros par jeune » mais uniquement « pour 75 % des jeunes supplémentaires », précise l’arrêté. L’an dernier le montant était fixé à 12.000 euros par jeune supplémentaire, pour un total de 96 millions d’euros.

L’Etat a toutefois augmenté sa contribution financière à la première phase de l’accueil, la période où les jeunes étrangers sans famille demandent à être reconnus comme MNA. Elle comprend désormais un forfait de « 500 euros par personne » pour l’évaluation et une aide de « 90 euros par personne et par jour dans la limite de 14 jours » (puis de 20 euros du 15e au 23e jour) pour la mise à l’abri.

Au total, quelque 141 millions d’euros ont été inscrits pour l’accueil des mineurs isolés dans le projet de loi de finances 2019. Les départements dénoncent régulièrement la charge que l’accueil des MNA fait peser sur eux. En juin le directeur général de l’Assemblée des départements de France (ADF), Pierre Monzani, chiffrait ce coût annuel à « pratiquement deux milliards d’euros ».