Trafic aérien : Retards, annulations… L’été 2019 a été moins perturbé que l’an dernier

DECOLLAGE IMMINENT Près de 200.000 vols ont décollé de France ou vers la France en juillet et août 2019

L.Br.

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Un Boeing 757 après son décollage (image d'illustration).
Un Boeing 757 après son décollage (image d'illustration). — BRUCE BENNETT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Retards de vols, annulation, surbooking… L’été est le mois de tous les dangers pour les compagnies aériennes et leurs passagers. Pourtant, cette année, Air Indemnité, spécialiste de la gestion des demandes d’indemnités auprès des compagnies, a enregistré une amélioration du trafic, avec 48 % d’annulations en moins que l’année précédente.

« Nous aurions pu penser que l’été 2019 serait mouvementé, à l’image d’un premier semestre 2019 marqué par une vague de contestations sociales en France (notamment avec le mouvement des « gilets jaunes »). Mais la période a été plutôt calme », confirme Anne-Laure Hery, porte-parole d’Air Indemnité. Les perturbations ont enregistré une forte baisse sur l’été 2019 comparé à 2018 (- 33 % de vols retardés de plus de deux heures et annulés). Et ce, malgré une croissance de 3 % du trafic aérien cette année. Dans le détail, près de 200.000 vols (199.597) ont décollé de France ou vers la France en juillet et août 2019 (contre 193.142 pour la même période en 2018).

Il ne fallait pas prendre l’avion le 27 juillet

En tout, près de 545.225 passagers ont été impactés par des problèmes sur l’été 2019, contre environ 814.000 passagers sur l’été 2018. « Journée noire » du trafic aérien, c’est le 27 juillet qui est marqué par les plus fortes perturbations avec 8 % de vols annulés ou retardés de plus de deux heures. Ces difficultés s’expliquent par deux journées de grève les 27 et 28 juillet pour les personnels d’Iberia et de Vueling, qui ont particulièrement impacté les vols en provenance et au départ de Barcelone, explique Air Indemnité.

Air Indemnité a dressé un top 3 des compagnies aériennes qui se distinguent par leurs bonnes performances. L’or revient à Aeroflot Russian Airlines (0,64 % d’annulations et de retards de vols), l’argent est pour Turkish Airlines (0,68 %) et SAS Scandinavian Airlines (0,84 %) remporte le bronze. Les trois bons derniers du classement sont : Tunisair (10,33 % des vols perturbés), Aigle Azur (9,46 %) et Norwegian (4,55 %).

Des retards indemnisés entre 250 et 600 euros

Cet été, certaines lignes ont été particulièrement dérangées, comme Paris Orly - Saint-Denis de la Réunion (5,65 % de vols perturbés), Bastia - Nice (3,92 % de vols perturbés) et Toulon - Paris Orly (3,89 % de vols perturbés). A l’international, les lignes les plus touchées par des problèmes cet été sont : Los Angeles International - Paris CDG (9,59 % de vols perturbés), Paris CDG - London Gatwick (9,25 % de vols perturbés) et Nice - London Gatwick (8,56 % de vols perturbés).

« Les vacanciers ayant rencontré ce type de perturbations lors d’un vol au départ de l’Union européenne ou bien en arrivant dans l’Union européenne, et opéré par une compagnie aérienne membre de l’UE, peuvent être indemnisés entre 250 euros et 600 euros en fonction de la distance parcourue par le vol », assure Anne-Laure Hery. En baisse par rapport à l’an dernier, les indemnités dues aux passagers cet été en raison des perturbations s’élèvent tout de même à 89 millions d’euros.