Rentrée scolaire : Douze millions d’élèves commencent une nouvelle année, marquée par les réformes

BIENTOT LA RECRE Cette année prépare déjà la réforme du nouveau bac, qui verra le jour en juin 2021

20 Minutes avec AFP

— 

Image d'illustration d'un enfant allant à l'école.
Image d'illustration d'un enfant allant à l'école. — FRED TANNEAU / AFP

Chaque année, les mêmes questions reviennent : quels profs, quel emploi du temps, quels copains de classe ? C’est le jour J pour 12,4 millions d’écoliers, collégiens et lycéens, qui démarrent ce lundi une nouvelle année scolaire, marquée par les réformes de l’école et des lycées, avec l’abandon des séries (L, ES et S).

Pour ce premier jour de rentrée, le Premier ministre Edouard Philippe et le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer se déplaceront le matin dans une école primaire à Clichy (Hauts-de-Seine). En revanche, contrairement aux deux années précédentes, le président Emmanuel Macron ira dans un établissement non pas lundi mais « dans les prochaines semaines », a indiqué dimanche Jean-Michel Blanquer lors du « Grand Jury » RTL-Le Figaro-LCI.

Un tout nouveau bac

Les 871.000 enseignants ont, eux, découvert leurs salles de classe et pris connaissance de leur emploi du temps (pour le secondaire) dès vendredi, puisqu’ils commencent leur année un jour avant les élèves. « Même au bout de dix rentrées, on a toujours la boule au ventre avant le jour J… Et puis tout finit par bien se passer », se rassure Emilie, enseignante de CP dans un établissement de Gennevilliers, dans les Hauts-de-Seine.

Abaissement à trois ans de l’âge de l’instruction obligatoire, poursuite de la baisse des effectifs de classes dans les quartiers défavorisés ou encore réforme du baccalauréat marquent cette rentrée. Le nouveau bac, qui prendra en compte le contrôle continu, ne verra le jour qu’en juin 2021. Mais il se prépare en amont et des changements interviendront dès cette année pour les élèves de première, qui seront les premiers à passer l’examen sous sa nouvelle forme. Les séries S, ES et L sont supprimées et remplacées par des enseignements de spécialités, qui demandent des aménagements spécifiques.

« Une rentrée magnifique »

Cette réforme a cristallisé les tensions au moment du bac avec une grève de certains correcteurs. Plusieurs organisations syndicales ont d’ores et déjà annoncé en juillet le dépôt de préavis de grève sur l’ensemble du mois de septembre pour d’éventuelles actions.

« Il n’y a pas une ambiance délétère en cette rentrée, au contraire », a assuré Jean-Michel Blanquer dimanche. « Les jeunes concernés vont avoir une rentrée magnifique grâce à ces réformes », et « la très grande majorité des écoles, collèges et lycées de France – la très grande c’est 95 % – n’auront aucun problème » lundi, a-t-il ajouté. Le ministre avait ouvert mardi la porte à des aménagements de la réforme du lycée lors de sa conférence de presse de rentrée.

Sciences éco ou littérature

De fait, face à l’inconnu, les élèves se posent de nombreuses questions. Pour cette année « un peu particulière », Maximilien, 16 ans, qui entre en première, se demande « comment l’organisation des cours sous ce nouveau format va s’articuler ». « Est-ce que je vais être mélangé, et à quelle fréquence, avec les élèves qui ont fait le choix des sciences éco ou de la littérature ? », s’interroge ce lycéen, qui a opté pour les maths, la physique et la SVT (science de la vie et de la terre), reproduisant l’ancienne série scientifique.

Lucie fera sa rentrée à 10h30, en classe de Première, dans la Manche. Elle est « plutôt impatiente » de découvrir les changements induits par la réforme du lycée, car « on ne sait pas trop à quoi s’attendre ». « J’ai hâte de retrouver mes copains et de découvrir mon emploi du temps, en espérant qu’il n’y aura pas de gros trous dedans », confie-t-elle.