Un vignoble près de Macau dans le Médoc qui a été durement touché par l'épisode de grêle.
Un vignoble près de Macau dans le Médoc qui a été durement touché par l'épisode de grêle. — GEORGES GOBET / AFP

VITICULTURE

Vin : La production française pourrait baisser de 12 % par rapport à 2018

La production, qui devrait atteindre 43,4 millions d’hectolitres contre 49,37 millions en 2018, serait ainsi l’une des plus basses des cinq dernières années

En raison des gels printaniers et de la canicule estivale, la production française de vin devrait baisser de 12 % cette année, par rapport à 2018, et de 4 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années, selon une estimation du ministère de l’Agriculture, publiée ce vendredi.

La production, qui devrait atteindre 43,4 millions d’hectolitres contre 49,37 millions en 2018, serait ainsi l’une des plus basses des cinq dernières années, mais supérieure quand même à la récolte historiquement réduite de 2017, selon Agreste, le service statistique du ministère de l’Agriculture.

Canicule, pluie, orages et grêle en cause

Au printemps, la floraison de nombreux vignobles s’est déroulée dans des « conditions climatiques défavorables » entraînant de la coulure (chute des fleurs ou des jeunes baies) et parfois du millerandage (baies de petite taille). Les bassins de la façade ouest du pays sont les plus touchés.

Pendant l'été, les épisodes caniculaires ont brûlé des grappes, surtout dans le Gard, l’Hérault et le Var, ce qui a occasionné des pertes de production. Dans certains vignobles, des pluies début août ont permis de limiter les conséquences de ces fortes chaleurs. Mais mi-août, un orage de grêle a causé des dégâts dans la zone du Beaujolais.

La production de vins AOP en baisse de 10 % par rapport à 2018

Sur le plan sanitaire, les maladies de la vigne dues à des moisissures ont été contenues, l’oïdium est néanmoins présent en Alsace cette année. Dans le détail, la production de vins AOP (Appellation d’origine protégée) devrait baisser de 10 % par rapport à 2018 à 20,09 millions d’hectolitres. Celle des vins pour eaux-de-vie devrait reculer de 20 % à 7,89 millions d’hectolitres.

Les vins en Indication géographique protégée (IGP) devraient voir leur production baisser de 5 % à 12 millions d’hectolitres, et les vins sans indications géographiques devraient chuter de 25 % à 3,35 millions, selon les prévisions du ministère.