« Gilets jaunes » : Montpellier, Nantes, Paris… Les manifestants veulent relancer la mobilisation

MOBILISATION Première date du calendrier de rentrée des « gilets jaunes » : une manifestation aura lieu le 7 septembre à Montpellier (Hérault)

L.Br.

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Manifestation des "gilets jaunes", le 24 août 2019 à Paris.
Manifestation des "gilets jaunes", le 24 août 2019 à Paris. — bePress/Sipa USA/SIPA

Les « gilets jaunes » font aussi leur rentrée. Sur les réseaux sociaux, les appels à manifester dès le mois de septembre dans plusieurs villes de France se multiplient, a noté  RTL. Avec la perspective, dans quelques semaines, de fêter le premier anniversaire du mouvement.

Le calendrier de la mobilisation est déjà bien rempli pour les semaines à venir. L'« acte 43 » de la mobilisation aura lieu de le 7 septembre à Montpellier (Hérault). La semaine suivante, le 14 septembre, des rassemblements sont prévus à Nantes, près de trois mois après la mort de Steve Caniço, noyé dans la Loire en marge de la fête de la musique.

Les manifestants se donnent ensuite rendez-vous à Paris le 21 septembre pour une grande manifestation appelée « 21 septembre, mobilisation historique ». Les organisateurs veulent marcher « contre le système, contre la destruction de la planète, contre le mépris des élites, contre les réformes en cours, contre les fins de mois difficile, contre toutes formes de discrimination, contre l’autoritarisme… » Ce jeudi après-midi, plus de 3.000 internautes avaient déjà déclaré vouloir participer à l’événement sur Facebook. Enfin, le 16 novembre, le mouvement fêtera son premier anniversaire : une manifestation est également annoncée à cette occasion.

Plus de 300 enquêtes judiciaires par l’IGPN

L'an passé, les manifestations ont parfois été émaillées d’incidents violents. L’inspection générale de la police (IGPN), la police des polices, a ainsi été saisie de 313 enquêtes judiciaires « pour des suspicions de violences policières » lors de manifestations des « gilets jaunes », a indiqué ce jeudi le secrétaire d’Etat à l’Intérieur Laurent Nuñez. Sur l’ensemble de ces enquêtes, « un peu plus de la moitié ont été transmises aux parquets pour appréciation », a-t-il déclaré, précisant qu’il n’y avait « pas encore » de poursuites engagées contre des policiers.

Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur arrêtés à la mi-mai, 2.448 blessés ont été recensés côté manifestants et 1.797 parmi les forces de l’ordre, sans plus de précisions sur la gravité des blessures.