Loup: Les éleveurs des Hautes-Alpes lèvent le camp sans obtenir le droit de tirer dans le Parc national

AGRICULTURE Des centaines de moutons ont été tués par des loups cet été dans les Hautes-Alpes. Les éleveurs réclamaient une autorisation pour tirer des animaux dans un parc national

J.S.-M.

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Illustration d'un loup.
Illustration d'un loup. — G. Durand / 20 Minutes

Le siège de la préfecture de Gap est terminé. Les éleveurs  hauts-alpins qui bloquaient l’entrée principale de l’institution depuis lundi ont levé le camp dans la nuit de mercredi à jeudi. Ils n’ont pas obtenu l’autorisation de tirer sur les loups dans le cœur du parc national des Ecrins.

« Il n’y a rien à faire pour que l’on puisse tirer dans le Parc national des Ecrins », a rapporté le président de la FDSEA des Hautes-Alpes René Laurens devant environ 200 agriculteurs mobilisés. La brigade loups de l’office national de la chasse et de la faune sauvage est elle attendue jeudi pour procéder à de potentiels tirs aux abords du parc.

Bottes de paille, lisier et bouses sur la préfecture

Après ces annonces, la tension est montée d’un cran et les manifestants ont aspergé des cours de la préfecture de lisier, de bouses, bottes de paille et ont jeté de la paille incendiée à travers les grilles. Finalement, ils ont levé le camp vers 23 heures.

La colère des éleveurs fait suite à la découverte la semaine dernière de 97 brebis mortes à Villar-Loubière (Hautes-Alpes) après avoir chuté d’une falaise en raison d’une attaque de loup, selon les agents du parc.

Ils réclamaient au gouvernement l’autorisation de procéder à des tirs de défense dans le Parc national des Ecrins en cas d’attaque de loup. Aujourd’hui, les tirs de défense ou de prélèvement sont autorisés dans les zones dites « d’adhésion » des parcs nationaux.