Marseille : « L’Ocean Viking » de retour au port après avoir secouru 356 personnes

REFUGIES «L'Ocean Viking» a dû longuement patienter entre Lampedusa et Malte, jusqu'à ce que Malte accepte de recueillir les 356 personnes sauvées

J.S.-M. avec AFP

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L'Ocean Viking remplace l'Aquarius en mer Méditerranée.
L'Ocean Viking remplace l'Aquarius en mer Méditerranée. — A. Chaon / AFP
  • «L'Ocean Viking» est de retour à Marseille après avoir débarqué 256 migrants à Malte, après de longues négociations.
  • Les marins de SOS Méditerranée et de Médecins du monde envisagent de repartir ce week-end. 

« L’Ocean Viking » de retour à bon port. Le bateau affrété par SOS Méditerranée et Médecins sans Frontières, a regagné mardi Marseille​après une première mission qui lui a permis de secourir 356 personnes au large des eaux libyennes.

Opérant dans un contexte de suspicions envers les ONG qui se portent au secours des migrants en Méditerranée, le bateau a patienté plus de 12 jours entre Lampedusa, île italienne au large de la Sicile, et Malte qui a finalement accepté vendredi soir de recueillir ses passagers, suite à un accord de répartition entre plusieurs Etats européens.

Le bateau va repartir ce week-end

« L’Ocean Viking » va rester quelques jours à quai et entend repartir sans doute « au cours du week-end » prochain pour une nouvelle mission, ont indiqué les responsables des deux ONG à bord.

Les marins sauveteurs de SOS Méditerranée ont effectué quatre opérations de secours dans les eaux internationales entre le 9 et le 12 août, récupérant chaque fois entre 80 à plus de 100 personnes à bord de canots pneumatiques en très mauvais état.

Parmi eux figuraient quatre femmes, cinq enfants âgés de un à six ans et plus de 80 mineurs de 15 à 18 ans, dont une majorité voyageant non accompagnés. Les rescapés arrivés à bord du bateau ont raconté leur angoisse d’être interceptés par les garde-côtes libyens qui les ramènent en Libye, où ils sont généralement placés en camp de rétention et maltraités.

L’Europe a confié depuis plus d’un an aux garde-côtes libyens la tâche d’intercepter les embarcations se dirigeant vers ses côtes.

« Notre job est d’empêcher que les gens meurent en mer »

Plusieurs interceptions ont été signalées depuis que « l’Ocean Viking » a quitté la zone de secours, alors que très peu de bateaux humanitaires parviennent à maintenir leurs opérations en Méditerranée centrale, accusés de complicité avec les passeurs.

« Notre job n’est pas de faire sortir les gens de Libye, mais d’empêcher qu’ils meurent en mer », insiste le responsable des opérations de secours aux migrants de l’Ocean Viking, Nicolas Romaniuk.