SNCF: Un rapport pointe «plusieurs centaines d'anomalies» sur le réseau

TRANSPORTS La SNCF souligne de son côté que le nombre d'«accidents de sécurité remarquables» a baissé de 30% en trois ans

20 Minutes avec AFP

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Des rails SNCF. (Illustration)
Des rails SNCF. (Illustration) — VINCENT WARTNER / 20 Minutes

La SNCF se défend des accusations dont elle fait l’objet dans un rapport de l’Etablissement public de sécurité ferroviaire (EPSF). Reste que la société est ciblée par le gendarme du ferroviaire quant à la maintenance de son réseau, affirme le Parisien mardi sur la base de ce rapport partiel et confidentiel.

En effectuant eux-mêmes des contrôles le long des voies ferrées, les enquêteurs de l’EPSF ont trouvé des « dizaines d’anomalies », dont certaines pouvant affecter la sécurité, qui ne figuraient pas dans les rapports SNCF même lorsque la dernière tournée d’inspection remontait à une semaine, souligne le quotidien dans un article en ligne. Sont notamment cités des boulons desserrés ou manquants sur des éclisses (pièces métalliques reliant deux rails), soit un élément qui avait joué un rôle essentiel dans le déraillement du train Intercités à Brétigny-sur-Orge (Essonne) causant la mort de sept personnes en 2014.

Des anomalies « pas traitées dans les délais »

Le rapport de l’Etablissement public de sécurité ferroviaire (EPSF), couvrant l’audit technique de 14.000 kilomètres du réseau SNCF (qui en compte 30.000 au total), pointe aussi « plusieurs centaines d’anomalies » qui « n’ont pas été traitées dans les délais ». Mardi soir, le rapport d’audit n’était pas disponible sur le site de l’EPSF et aucun responsable n’a pu être joint.

Interrogée par l’AFP, la SNCF a confirmé la teneur du rapport technique d’audit. Mais en a minimisé les conclusions tirées par le quotidien : « Si l’EPSF avait noté des situations graves ou des écarts graves, il a l’obligation de demander des mesures conservatoires immédiates, ce qui n’est pas le cas » a souligné un responsable.

Et d’ajouter que « pour juger de l’état de la sécurité, il faut regarder le nombre d'“accidents de sécurité remarquables” signalés par l’EPSF, et qui a baissé de 30 % en trois ans ».

« Il n’y a jamais eu autant de contrôles »

Depuis Brétigny, « le contrôle et la sécurité ont été complètement remis à plat, avec notamment le lancement de plusieurs trains de surveillance bardés de capteurs électroniques, baptisés Surveil, qui sillonnent jour et nuit le réseau pour vérifier l’intégrité du réseau », a ajouté ce responsable. Selon lui, « il n’y a jamais eu autant de contrôles, ce qui est une bonne chose ».