G7 à Biarritz: Quelque 13.200 policiers et gendarmes mobilisés

SECURITE Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, en visite à Biarritz, a détaillé ce mardi le dispositif sécuritaire pour le G7

M.B. avec AFP

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Déploiement des forces de l'ordre en vue du G7 à Biarritz
Déploiement des forces de l'ordre en vue du G7 à Biarritz — Bob Edme/AP/SIPA

Le chiffre de 5.000 à 6.000 membres des forces de l’ordre avait été évoqué en juillet. Ce sera finalement plus du double. Un total de 13.200 policiers et gendarmes, épaulés par les forces militaires, ont été mobilisés pour assurer la sécurité du G7 à Biarritz ce week-end, a annoncé ce mardi le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. Les unités seront positionnées tout le long de la côte basque, jusqu’à la frontière espagnole.

« Nous ne tolérerons aucun débordement. S’ils surviennent, nous y répondrons », a ajouté devant la presse le ministre, en déplacement dans cette ville balnéaire des Pyrénées-Atlantiques, où le sommet se tiendra du 24 au 26 août. Le contre-sommet se tient jusqu’à dimanche à Urrugne, Hendaye et Irun.

« Nous n'avons pas d'inquiétude particulière, a-t-il ajouté, mais nous avons la culture de ce genre d'événement (...) et certains peuvent venir avec des interventions belliqueuses ». 

Trois menaces majeures potentielles

Le G7, a indiqué le ministre, est l'objet potentiel de « trois menaces majeures », à commencer par celle « d'individus violents que je ne confonds pas avec les manifestants pacifiques ». « Il y aura une réponse extrêmement ferme » si les « Black blocs » choisissaient de « se manifester » violemment, a mis en garde de son côté Laurent Nunez, secrétaire d'Etat auprès du ministère de l'Intérieur, qui répondait aux questions de la presse. « S'il fallait interpeller en masse, nous sommes prêts », a-t-il assuré.

S'agissant de la tenue du contre-sommet à Irun et Hendaye où sont attendues plusieurs milliers de personnes, Christophe Castaner a indiqué qu'« il devait pouvoir se tenir librement (...) Il n'est pas question d'empêcher la libre expression non violente des opinions ».

« Coopération exceptionnelle » avec l'Espagne

La deuxième menace potentielle, a poursuivi le ministre, est « la menace terroriste » pour laquelle « un sommet international peut constituer une cible », même s'il a relevé qu'il n'y avait à l'heure actuelle « pas d'alerte particulière ». Il a enfin évoqué la « menace cyber », allusion aux possibles attaques sur les réseaux internet.

Christophe Castaner a insisté sur « la coopération exceptionnelle », notamment en matière de renseignement, avec l'Espagne, qui mobilisera en « nombre particulièrement important » des effectifs de son côté de la frontière, notamment issus de la police autonome basque et de la garde civile. « L'Espagne joue un rôle-clé dans la sécurité de ce sommet », a-t-il appuyé.

Au total, 400 sapeurs-pompiers et de 13 équipes mobiles d'urgence et de réanimation seront également déployés, a-t-il annoncé.