Seine-Saint-Denis: La police accusée de violence lors d'une interpellation, l'IGPN saisie

ENQUETE Le jeune homme interpellé s’est vu prescrire trois jours d’ITT

J.-L. D. avec AFP

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Logo de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN, la police des polices)
Logo de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN, la police des polices) — Francois Guillot AFP

Le parquet de Bobigny a saisi l'IGPN, la police des polices, pour violences présumées lors de l’interpellation, filmée par un témoin, d’un jeune homme de 20 ans vendredi à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), d’après les informations du parquet communiqué ce dimanche.

Une enquête a été ouverte pour violences par une personne dépositaire de l’autorité publique, a indiqué le parquet, confirmant une information du Parisien. Après l’interpellation, le jeune homme s’est vu prescrire trois jours d’ITT (incapacité totale de travail), selon le parquet.

Plusieurs coups au visage

Cette intervention des policiers de la compagnie de sécurisation et d’intervention de Seine-Saint-Denis (CSI) a été captée par les caméras de surveillance de la ville et une vidéo amateur, selon une source judiciaire.

Les images montrent un homme en civil, qui serait un policier, asséner plusieurs coups au visage du jeune homme interpellé, selon une source proche de l’enquête. Il s’agissait d’une intervention de policiers en civil dans une affaire de stupéfiants, a précisé une source policière.

De nombreuses enquêtes de l’IGPN

Le jeune homme, initialement placé en garde à vue pour « trafic de drogues », selon une source judiciaire, a été entendu par les enquêteurs de l’IGPN et a déposé plainte pour violences contre les policiers. Sa garde à vue a été levée samedi après-midi, a-t-elle ajouté.

La préfecture de police a confirmé que l’IGPN avait été saisie de cette affaire qui intervient au lendemain de l’annonce d’un autre cas d’interpellation ayant entraîné l’ouverture d’une enquête : celle d’une femme enceinte de deux mois qui a fait une fausse couche après une garde à vue mardi dans un commissariat parisien.

Ces affaires surviennent également dans la foulée de la mort de Steve Maia Caniço, jeune homme retrouvé mort après sa disparition la nuit d’une intervention controversée de la police pendant la Fête de la musique fin juin à Nantes.