Grève des urgences: Les médecins réclament à leur tour des primes

HOPITAUX Une revendication qui intervient alors que la grève nationale des services d’urgences, qui a débuté mi-mars à Paris, continue et touche désormais 217 hôpitaux

20 Minutes avec AFP
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Les urgences du CHU de Nantes (image d'illustration).
Les urgences du CHU de Nantes (image d'illustration). — LOIC VENANCE / AFP

Pour « stopper la fuite » des praticiens vers l’intérim, mieux payé, l’association des médecins urgentistes de France (Amuf) a réclamé, ce vendredi, une hausse de l’indemnité de garde et le versement « systématique » d’une autre prime « d’activité multisites ».

Une revendication qui intervient alors que la grève nationale des services d’urgences, qui a débuté mi-mars à Paris, continue et touche désormais 217 hôpitaux, selon les chiffres du collectif de soignants Inter-Urgences.

« De nombreux collègues démissionnent pour partir dans le privé »

La mobilisation a déjà poussé la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, à revaloriser la prime de risque des infirmières et aides-soignantes, passée à 100 euros net en juillet, en réponse à leurs conditions de travail dégradées (sous-effectifs, agressions…).

Mais pour les médecins aussi, « la situation est devenue aujourd’hui catastrophique », affirme l’Amuf dans un communiqué, ajoutant que « de nombreux collègues démissionnent pour partir dans le privé (…) ou encore diminuent leur temps de travail pour échapper au rythme infernal de travail ».

Les médecins urgentistes prêts à se mettre en grève

Pour « stopper la fuite des urgentistes de l’hôpital public », l’association propose deux « mesures immédiates » pour « aligner » leurs rémunérations « sur le montant moyen en intérim ». D’une part, le passage « d’environ 265 euros à environ 480 euros » de l’indemnité pour les gardes effectuées en heures supplémentaires.

D’autre part, « l’octroi systématique » de la prime « d’un peu plus de 400 euros » actuellement versée aux praticiens hospitaliers exerçant dans plusieurs établissements. Si elle n’obtient pas satisfaction l’Amuf se dit prête à « utiliser tous les moyens d’action, y compris la grève dans les plus brefs délais ».