Isère: Le spéléologue retrouvé vivant a été sorti du gouffre après une opération de secours de 37 heures

SECOURS L'homme de 21 ans, porté disparu, avait été retrouvé jeudi soir dans le gouffre Berger, en Isère, sain et sauf mais souffrant d'une entorse

Elisa Frisullo

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Le gouffre Berger en Isère, dans lequel un jeune spéléologue a disparu depuis deux jours.
Le gouffre Berger en Isère, dans lequel un jeune spéléologue a disparu depuis deux jours. — ROBBIE SHONE/CATERS NEWS AGENCY/SIPA

Au plus fort des opérations de secours, 200 personnes ont été mobilisées. Ce vendredi, vers 13h15, le spéléologue de 21 ans porté disparu dans le gouffre Berger et retrouvé vers 17 heures jeudi, a été ramené à la surface, a-t-on appris de la préfecture de l'Isère.

« La victime a ensuite été examinée par les services médicaux puis prise en charge par un hélicoptère de la sécurité civile pour être acheminée au CHU de Grenoble », ajoutent les services de l’Etat. Au final, cette intervention, déclenchée dans la nuit de mercredi à jeudi dans le cadre du plan de secours spéléo, aura duré 37 heures et entraîné la mobilisation de moyens importants.

Un pompier blessé

Pour retrouver le jeune homme, qui avait été vu pour la dernière fois mardi après-midi dans le gouffre alors qu’il venait vraisemblablement de quitter son groupe de spéléologie pour ressortir du site, une dizaine de véhicules et l’hélicoptère de sécurité civile de l’Isère ont été mobilisés.

Selon la préfecture, 155 spéléologues du secours français et des corps professionnels (pompiers de l’Isère, de la Savoie et de l’Ardèche, et unités de secours en montagne, médecin et infirmier SAMU) ont travaillé sur ce sauvetage. Tout comme une vingtaine de pompiers de l’Isère, des gendarmes et des personnels de la préfecture, chargés du commandement ou venus en appui.

Au cours de l’opération, un pompier a été légèrement blessé au poignet après une chute, selon la préfecture qui a souligné ce vendredi « le sang-froid, la réactivité, le professionnalisme » des secours. Et a tenu à rappeler au public la nécessité de « respecter les règles inhérentes à cette pratique sportive à risque ».