Marseille: Une «chaleur insupportable» pendant la canicule pour les femmes incarcérées aux Baumettes

DETENTION L’observatoire international des prisons s’inquiète des températures élevées dans les cellules pour femmes de la prison des Baumettes à Marseille

20 Minutes avec AFP

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La prison des Baumettes, à Marseille. (illustration)
La prison des Baumettes, à Marseille. (illustration) — CHARUEL/SIPA
  • L’observatoire international des prisons alerte sur les températures « insupportable » des cellules des femmes au sein de la prison des Baumettes à Marseille.
  • En cause l’installation de fenêtres antibruits après des plaintes des riverains qui se plaignaient des nuisances sonores.

Les Baumettes suffoquent. L’Observatoire international des prisons (OIP) s’inquiète des conditions de vie des femmes détenues dans la prison des Baumettes à Marseille, « dégradée » selon elle par l’installation de fenêtres antibruits qui ne permettent pas de ventiler suffisamment les cellules.

Dans un communiqué, l’OIP cite le personnel des Baumettes selon lequel dans les cellules de la maison d’arrêt pour femmes, orientées sud, « la chaleur était insupportable » lors du dernier épisode de canicule fin juin.

Impossible de faire sécher du linge

En cause, selon l’OIP, l’installation récente par l’administration pénitentiaire de fenêtres antibruit dans les trois étages supérieurs du quartier des femmes, suite aux doléances des riverains qui se plaignaient de nuisances sonores.

Ces fenêtres comportent une partie ouvrante réduite et équipée d’« un piège à son ». Outre la chaleur, selon l’OIP, elles empêcheraient aussi de faire sécher du linge aux fenêtres, « particulièrement problématique pour les personnes éloignées de leurs proches, qui ne peuvent recevoir des sacs de linge propre régulièrement ».

Des travaux doivent être réalisés

« Contrairement à ce qui est sous-entendu, les fenêtres comportent une partie ouvrante permettant une aération naturelle conforme à la réglementation », a réagi auprès de l’AFP la direction de l’administration pénitentiaire (Dap), assurant que la température dans les cellules équipées de châssis anti-nuisances était inférieure de 5 à 7 degrés aux cellules non-équipées. La Dap prévoit aussi des travaux « visant à augmenter le débit d’air refroidi ».

Fin juin, une détenue des Baumettes avait attaqué le dispositif antibruit devant le tribunal administratif. Ses avocats dénonçaient « une chaleur étouffante » provoquant « des malaises » chez plusieurs détenues. Le tribunal avait rejeté sa requête.