Canicule: Ça va encore chauffer mercredi mais le pire est pour jeudi

TRANSPI Quatre-vingts départements sont en alerte orange canicule, c’est tout simplement du jamais-vu

20 Minutes avec AFP

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Le mercure n'a pas encore fini de monter.
Le mercure n'a pas encore fini de monter. — Jean Michel Nossant/SIPA

Le mercure va continuer de grimper mercredi en France où la quasi-totalité des départements sont en alerte canicule, après une journée ayant déjà vu plusieurs villes battre leur record absolu de température. Il s’agit d’un « épisode caniculaire nécessitant une vigilance particulière notamment pour les personnes sensibles ou exposées », a prévenu Météo-France dans un bulletin diffusé à minuit. Le phénomène est appelé à se poursuivre jusqu’à jeudi à 13h « au plus tôt ».

Au lever du jour mercredi, des averses ont arrosé la façade ouest du pays mais le ciel est apparu « bien dégagé » à l’est. Dans l’après-midi, le thermomètre affichera 22 à 25 °C sur les rivages de la Manche, et plus de 30 °C partout ailleurs, atteignant 40 °C dans le Grand Est, en Rhône-Alpes et en Provence.

Des records déjà battus un peu partout

Pour ce nouvel épisode caniculaire, le deuxième en moins d’un mois, 80 départements, un record, ont été placés en vigilance orange. L’alerte a été levée dans la Manche mais c’est presque tout l’Hexagone qui est concerné. Plusieurs villes ont battu leur record absolu de température mardi avec 42,1 °C à Brive, 41,2 °C à Bordeaux (40,7 °C en 2003), 40,8 °C à Châteauroux (40,5 °C en 1906), 40,7 °C à Angers (39,8 °C en 1947), 40,7 °C au Mans (40,5 °C en 2003) ou 40,1 °C à Rennes (39,5 °C en 2003), selon Météo-France.

Mais le pire est pour jeudi ! Météo-France prévoit ainsi des températures de 37 à 42 °C sur une grande partie du pays, avec des pointes à 43 °C localement. Paris devrait battre ce jour-là son record de 1947 (40,4 °C). Mais le record absolu pour la France de 46 °C, qui date de juin, ne sera en revanche pas atteint. La baisse des températures sera ensuite « spectaculaire » vendredi sur l’ouest du pays, mais il faudra attendre samedi pour voir la fin de cet épisode sur l’ensemble du territoire.

Les vagues de chaleur, déjà plus fréquentes en France, sont appelées à se multiplier et à s’intensifier sous l’effet du réchauffement provoqué par les activités humaines. Cet épisode caniculaire s’accompagne d’habituels pics de pollution à l’ozone à Paris, en Rhône-Alpes ou en Alsace, poussant à la mise en place mardi de la circulation différenciée à Lyon et à Paris, où elle a été reconduite pour mercredi. Lille la mettra également en place mercredi et jeudi.