Puy-de-Dôme: Des habitants se plaignent des «déjections d’abeilles», le maire d’une commune rurale pousse un coup de gueule

POLÉMIQUE Pour l'élu, certains des nouveaux habitants venus de la ville devraient remettre leur comportement « franchement en question »

20 Minutes avec agence

— 

Une abeille butinant un trèfle.
Une abeille butinant un trèfle. — PixaBay

Christophe Georges, le maire de Pignols (Puy-de-Dôme) a fait part ce dimanche sur Facebook de son soutien à un couple d’apiculteurs face aux critiques de certains « néoruraux » de sa commune. L’élu est « fatigué » et « stupéfait » des réactions de ces nouveaux habitants venus de la ville, qui se sont notamment plaints des « déjections d’ abeilles » près de la miellerie.

« De quoi est composée la déjection d’abeille ? Purement et simplement de pollen ! Le pollen ni plus ni moins que le spermatozoïde de la fleur, l’essence de la vie ! De quoi se plaignent-ils : des petits dépôts de pollen sur des infrastructures de la vie : volet, table de salon de jardin, spa… », regrette ainsi Christophe Georges sur le réseau social.

Il déplore « l’évolution de la mentalité »

Il explique également que des nouveaux venus sont allés jusqu’à pointer du doigt les « abeilles dévoreuses de fruits sur les arbres » alors que ces insectes ne se nourrissent pas de fruits. « Aidez-moi à soutenir Dominique et Stéphanie Pineau fraîchement installés en apiculture et ayant pris le risque de quitter leur emploi pour créer une activité », demande le maire en évoquant les apiculteurs de Pignols.

Après dix ans de mandat, Christophe Georges écrit en avoir plus qu’assez « du comportement et de l’évolution de la mentalité » d’une partie des villageois. Et attend qu’ils « se remettent franchement en question ».

Un message d’apaisement des apiculteurs

Les apiculteurs, eux, ont publié un message d’apaisement. « Nous souhaitons continuer à faire bénéficier nos abeilles de l’environnement exceptionnel de Pignols et de la forêt de la Comté mais en cherchant toutes les solutions possibles pour éviter de déranger nos voisins », ont-ils écrit sur Facebook.

Au-delà de la polémique des abeilles, le maire explique à France Bleu Pays d'Auvergne : « On est passé de 200 à 320 habitants en quelques années, c’est très bien, mais il y a un vrai manque d’implication des concitoyens dans la vie de la commune. »