Canicule: Nouveaux records de chaleur en vue, 80 départements en vigilance orange

TEMPERATURE Les prévisionnistes s’attendent à voir le record de chaleur battu sur Paris jeudi avec 41°C

20 Minutes avec AFP

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59 départements sont toujours en alerte canicule (image d'illustration).
59 départements sont toujours en alerte canicule (image d'illustration). — USA Today Network/Sipa USA/SIPA

Un nouvel épisode de canicule touche la France. Météo France a placé 80 départements en vigilance orange, tandis que la circulation différenciée est mise en place ce mardi à Paris et à Lyon notamment. Cette vague de chaleur devrait durer jusqu’à vendredi, et atteindre de nouveaux records.

La quasi-totalité de l'Hexagone, à l'exception des trois départements de l'ouest de la Bretagne, du pourtour de la Méditerranée et de la Corse, sont désormais en alerte canicule, et cinq départements sont également concernés par une vigilance orange liée aux risques d'orages violents.. Les vagues de chaleur sont déjà plus fréquentes en France, appelées à se multiplier et à s’intensifier sous l’effet du réchauffement climatique provoqué par les activités humaines.

Sécheresse et restrictions d’eau

Au total, 73 départements sont déjà concernés par des restrictions d’eau. « L’épisode de canicule (…) va accentuer l’assèchement des sols superficiels dans les jours à venir », avertit Météo-France, alors que de nombreuses régions connaissent déjà un « déficit de pluviométrie marqué » depuis un an.

L’organisme de prévisions précise que l’on connaît « une sécheresse remarquable depuis le début de l’été météo au nord du pays », et que « plusieurs villes connaissent ainsi leur début d’été le plus sec depuis le début des mesures », comme Tours, Melun, Romorantin, Orléans, Rouen et Nantes, entre autres. Pour aider les agriculteurs face à cette sécheresse, le gouvernement va demander le versement anticipé d’une partie des aides européennes, soit une avance de trésorerie d’un milliard d’euros.

En Loire-Atlantique, la préfecture a relevé lundi le seuil d’alerte du département, touché par la sécheresse qui conduit le bassin de la Loire à un niveau « extrêmement bas ».

Un épisode bref mais « intense »

« Mardi les minimales seront le plus souvent comprises entre 20 et 25 degrés, tandis que les maximales s’étageront entre 37 et 41 degrés. Quelques pointes à 42 voire 43 degrés pourront être observées par endroits », avertit Météo-France. Les prévisionnistes s’attendent à voir le record de chaleur battu sur Paris jeudi avec 41°C. Cet épisode devrait s'achever au plus tôt mercredi à 21 heures.

« On a une canicule brève, ce qui est plutôt une bonne nouvelle, parce que plus c’est long plus les organismes se fatiguent et plus ça devient pénible, notamment pour les plus vulnérables », a commenté le prévisionniste de Météo-France François Jobard. Mais elle va être « remarquablement intense ». L’épisode météorologique va doper la consommation d’électricité en France cette semaine, mais la production sera suffisante, a affirmé lundi RTE, le gestionnaire du réseau à haute tension. « Une pointe potentielle de consommation » est attendue jeudi à 13h avec 59.000 mégawatts, soit 8 % de plus qu’avec des températures normales de saison.

Une centrale nucléaire à l’arrêt

En périodes de canicule, la consommation d’électricité augmente notamment avec le recours accru aux climatiseurs et ventilateurs. Pour chaque degré au-dessus des températures normales de saison, RTE observe une hausse de consommation de 500 mégawatts, l’équivalent de la consommation d’une ville comme Bordeaux.

De son côté, EDF a annoncé lundi que les deux réacteurs nucléaires de la centrale de Golfech (Tarn-et-Garonne) seraient arrêtés en raison de la canicule. Leur redémarrage est prévu au mieux le mardi 30 juillet. « La date de fin de cet arrêt pour contraintes environnementales correspond à la fin des prévisions de température disponibles. Cet arrêt est susceptible de se prolonger », a précisé EDF.

Cette canicule intervient alors que la jeune militante suédoise Greta Thunberg doit intervenir mardi à l’Assemblée nationale. L’adolescente à l’origine d’une mobilisation mondiale des jeunes sur la question climatique trouvera là un argument bien concret pour tenter de convaincre les députés, en tout cas ceux qui ne boycottent pas sa venue, que la planète est en danger.