Lyon: Un jeune de 20 ans perd un oeil en marge des célébrations de la victoire de l'Algérie à la CAN

VIOLENCES Une enquête a été ouverte ce samedi par le procureur de la République de Lyon, alors que les proches de la victime accusent les forces de l'ordre

20 Minutes avec AFP

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Les forces de l'ordre dans les rues de Lyon en marge des célébrations des supporters algériens le 19 juillet 2019
Les forces de l'ordre dans les rues de Lyon en marge des célébrations des supporters algériens le 19 juillet 2019 — JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP

Une enquête a été ouverte ce samedi pour éclaircir les circonstances dans lesquelles un jeune homme a été blessé à l'oeil à Lyon en marge des célébrations de la victoire de l'Algérie en finale de la CAN, a-t-on appris auprès du parquet.

Informé ce samedi matin de l'hospitalisation d'un homme présentant « une blessure au visage susceptible d'avoir été occasionnée au cours des événements de la nuit », le procureur de la République de Lyon, Nicolas Jacquet, a indiqué avoir « immédiatement » diligenté une enquête.

Victime d’un lanceur de balles de défense ?

Selon France 3 Rhône-Alpes, qui a révélé l'information, le jeune homme de 20 ans, originaire des Monts du Lyonnais, était venu vendredi soir dans le centre-ville de Lyon pour fêter la victoire de l'Algérie face au Sénégal et aurait perdu un oeil après avoir reçu un projectile. Ses proches, interrogés par la chaîne régionale, accusent les forces de l'ordre d'avoir atteint le jeune homme avec un lanceur de balles de défense.

L'état de santé de la victime ne permettait pas ce samedi de procéder à son audition et à un examen médico-légal, a précisé Nicolas Jacquet, assurant que ceux-ci seront réalisés « dès que possible ».

Vendredi soir, des scènes de liesse, la plupart du temps bon enfant, se sont déroulées dans les rues de Lyon. Un bref accrochage avait opposé supporters de l'Algérie et forces de l'ordre, visées par des projectiles sur le pont de la Guillotière. Les assaillants avaient été rapidement dispersés après quelques jets de grenades lacrymogènes, avait alors constaté un journaliste de l'AFP.