«Gilets jaunes» : Ce que l’on sait du commissariat où des manifestants ont été emmenés pour des contrôles

FAKE OFF Dimanche, des manifestants ont été emmenés dans un commissariat parisien pour des contrôles d’identité. Le lieu a été comparé à un « camp de concentration » sur les réseaux sociaux. Le commissariat sert depuis plusieurs années à ces contrôles

Mathilde Cousin

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Des gendarmes entourent une manifestante sur les Champs-Elysées, le 14 juillet.
Des gendarmes entourent une manifestante sur les Champs-Elysées, le 14 juillet. — Philippe LOPEZ / AFP
  • Des manifestants qui étaient présents dimanche sur les Champs-Elysées ont été emmenés en bus dans un commissariat de la capitale.
  • Le lieu a été comparé à un « camp de concentration » sur les réseaux sociaux, en raison de son aspect.
  • Le commissariat est utilisé pour des opérations judiciaires quand il y a un grand nombre d’interpellés.

Une cour avec d’un côté une grille surmontée de barbelés, de l’autre un long bâtiment ressemblant à un entrepôt. Le lieu a été filmé dimanche par une manifestante proche des « gilets jaunes » interpellée après une manifestation sur les Champs-Elysées.

Le lieu a été comparé à un « camp de concentration » sur les réseaux sociaux.

FAKE OFF

Les manifestants ont été emmenés dans un commissariat au 32 rue de l’Evangile, dans le 18e arrondissement de Paris. Contactée par 20 Minutes, la préfecture de police de Paris n’a pas communiqué le nombre de manifestants emmenés sur place. 180 personnes ont été interpellées dimanche en marge de la cérémonie du 14-Juillet.

Ce commissariat, qui dépend des brigades des réseaux ferrés, est en capacité de recevoir un grand nombre d’interpellés. « Cela permet de les mettre en sécurité, plutôt que de les garder sur le lieu de l’interpellation parmi la foule, où il peut y avoir des risques de violence ou d’évasion », détaille pour 20 Minutes Denis Jacob, secrétaire général d’Alternative police.

Le commissariat « n’est pas un centre de rétention », insiste le syndicaliste. Le local est « assez récent » et « propre », explique-t-il.

Quatre heures pour un contrôle d’identité

La manifestante a expliqué à nos confrères d’Euronews avoir passé environ deux heures sur les lieux pour un contrôle d’identité. La loi autorise à retenir pendant quatre heures un citoyen pour ce type de contrôle. Contactée, la manifestante n’a pas donné suite à nos sollicitations.

Ce commissariat est utilisé depuis plusieurs années pour des opérations de contrôle. En mai, des manifestants y avaient déjà été emmenés en bus. En 2013, des militants de La Manif pour tous sont passés par ces locaux. L’année précédente, c’était des salafistes après une manifestation antiaméricaine. Dans quelques années, ces locaux ne serviront plus. Ils doivent fermer en 2022, dans le cadre du réaménagement du quartier.

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