Latifa Ibn Ziaten réagit après les soupçons sur l’agression de son fils

JUSTICE Sur Twitter, la mère d'un des soldats tués par Mohamed Merah en 2012 a réitéré son engagement associatif 

H.S.

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Latifa Ibn Ziaten a perdu son fils aîné dans les attaques menées par Mohamed Merah en 2012 à Toulouse et Montauban.
Latifa Ibn Ziaten a perdu son fils aîné dans les attaques menées par Mohamed Merah en 2012 à Toulouse et Montauban. — STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Après plusieurs jours d’imbroglio autour d’une supposée agression d’un de ses fils, la militante associative Latifa Ibn Ziaten a réagi sur Twitter. « Les éléments relatés par la presse depuis le 12 juillet concernant mon fils Naoufal sont d’ordre privé et n’influent pas sur mon engagement. L’association IMAD poursuit son action. La justice, à laquelle je fais toute confiance, rendra en temps voulu son verdict », peut-on lire ce lundi matin sur son compte.

La mère de la première victime de Mohammed Merah en 2012, Imad Ibn Ziaten, s’est retrouvée au cœur de l’actualité jeudi 12 juillet. L’un de ses fils, Naoufal, 30 ans, a relaté une violente agression perpétrée selon le jeune homme par des « barbus islamistes ». Or le récit de cette attaque a vacillé au cours du week-end.

« Pas de commentaire »

Le cadet de la famille Ibn Ziaten a été placé en garde à vue pour « dénonciation mensongère ». Il est soupçonné d’avoir inventé son agression qui serait survenue jeudi, a-t-on appris samedi de sources concordantes.

Contacté par l’AFP, le procureur de la République de Rouen, Pascal Prache, a confirmé « qu’il a été procédé au placement en garde à vue du chef de dénonciation mensongère de crimes ou délits » de Naoufal Ibn Ziaten, confirmant une information du Parisien/Aujourd’hui en France. « Il n’y a pas de commentaire à faire en l’état », a ajouté le procureur.