G7 à Biarritz: Plus d’un mois avant le sommet, les manifestants déjà dans les rues

CONTRE-SOMMET Les dirigeants des sept principales puissances doivent se réunir à Biarritz, au Pays basque, fin août, ce qui n’est pas du goût de tous

20 Minutes avec AFP

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Les opposants au G7 à Biarritz se mobilisent déjà.
Les opposants au G7 à Biarritz se mobilisent déjà. — IROZ GAIZKA / AFP

Environ un millier d’opposants au sommet du G7, qui doit se tenir du 24 au 26 août à Biarritz, ont manifesté samedi dans la station balnéaire basque, première mobilisation « test » en vue du contre-sommet prévu quelques jours avant le G7, à la frontière franco-espagnole. En cette veille de 14 juillet, les manifestants d’associations altermondialistes, écologistes, de partis politiques, syndicats et collectifs divers, ont défilé dans le calme sous les yeux de touristes et commerçants, à travers le centre-ville, en bord de plage.

Scandant des slogans tels « Anticapitaliste », « Ez, ez, ez, G7 ez ! » (Non, non, non, non au G7, en français) ou « Police partout, justice nulle part ! », les manifestants sont ainsi passés devant les sites du futur sommet : le casino Bellevue, le casino municipal et le luxueux Hôtel du Palais. Là, des portraits des chefs d’Etats invités en août ont été la cible de jets d’oeufs remplis de peinture.

Un contre sommet, fin août

« Cette manifestation était comme un test en plein juillet et on est content de la mobilisation et de l’écoute des gens rencontrés sur les trottoirs, ou près de la plage. On a réussi à regrouper des sensibilités multiples, ce qui prouve que l’urgence climatique et sociale est réelle », a estimé Martine Mailfert, membre du groupe Ensemble Pays basque (gauche) et de La France Insoumise, composantes de la plateforme locale d’opposition au G7 baptisée G7 ez ! (Non au G7 !).

En fin de manifestation, des représentants d’Attac ont organisé un satirique « défilé de miss », baptisées « Fukushima », « Monsanto » ou « Gardane », évoquant des « scandales sanitaires ou écologiques ». Puis des orateurs ont dénoncé un G7 « incarnation de la domination des grandes puissances occidentales », et un sommet « véritable gouffre financier qui va aussi installer un véritable état de siège ». La manifestation se voulait une mise en bouche avant le « contre-sommet » du 19 au 23 août à Hendaye et Irun (Espagne).