IVG: Dans une tribune, des députés de gauche appellent à protéger ce «droit fondamental»

CHOIX Des députés socialistes, communistes et insoumis appellent le président de la République à lutter, via une loi, contre les entraves à l’interruption volontaire de grossesse

20 Minutes avec AFP

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Luc Carvounas, le député socialiste à l'origine de la tribune.
Luc Carvounas, le député socialiste à l'origine de la tribune. — BERTRAND GUAY / AFP

Une cinquantaine de députés de gauche appellent Emmanuel Macron à « lutter contre l’entrave » à l’interruption volontaire de grossesse (IVG), un « droit fondamental » qu’ils entendent protéger via une proposition de loi constitutionnelle, expliquent-ils dans une tribune publiée par Le Journal du dimanche. Le droit à l’avortement « reste aujourd’hui ballotté entre l’affaiblissement des services publics – de prévention et de santé – et de multiples ingérences politico-religieuses », s’alarment ces députés PS, PCF et LFI, emmenés par Luc Carvounas ( PS), membre de la délégation aux droits des femmes de l’Assemblée.

« Quotidiennement (…) de nombreuses femmes se retrouvent en difficultés pour avoir accès à un droit fondamental reconnu aujourd’hui dans la jurisprudence du Conseil constitutionnel », ajoutent-ils. Fermeture de 130 centres pratiquant l’IVG en quinze ans, « rendez-vous imprenables, manque de praticiens, affaiblissement du Planning familial » : l’entrave « est plus que réelle », estiment les signataires de la tribune.

Vers un allongement de la limite légale

Un peu plus d’un an après la panthéonisation « à juste titre » de Simone Veil, ils exhortent le président à passer « des symboles aux actes politiques » et rappellent avoir déposé « une proposition de loi constitutionnelle visant à ce que "nul ne puisse entraver le droit fondamental à l’interruption volontaire de grossesse" ». « Nous lui disons donc, comme à sa majorité : le progrès est comme l’amour ; il ne se décrète pas. Il se prouve ! », concluent-ils.

La délégation aux droits des femmes de l’Assemblée doit lancer prochainement une mission d’information pour définir les « évolutions législatives nécessaires » à l’accès à l’IVG. Sa présidente, Marie-Pierre Rixain, a déjà annoncé qu’elle déposerait à l’automne une proposition de loi portant notamment de douze à quatorze semaines de grossesse la limite légale pour avorter. Une piste soutenue par la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité femmes-hommes, Marlène Schiappa.