Mort de Vincent Lambert: «C’est un soulagement pour lui», réagit François Lambert, son neveu

RÉACTIONS Vincent Lambert est décédé, ce jeudi matin, à 8h24 à l’hôpital Sébastopol de Reims (Marne)

Vincent Vantighem

— 

Reims (Marne), le 8 juillet 2019. François Lambert explique aux journalistes pourquoi il est favorable à l'arrêt des traitements de Vincent Lambert.
Reims (Marne), le 8 juillet 2019. François Lambert explique aux journalistes pourquoi il est favorable à l'arrêt des traitements de Vincent Lambert. — FRANCOIS NASCIMBENI
  • Vincent Lambert est mort, ce jeudi matin, à Reims, à l’âge de 42 ans.
  • Il était dans un état végétatif depuis un accident de la route en 2008.
  • Sa famille s’est déchirée sur son sort pendant dix ans.

Après avoir épuisé tous les recours, ses parents s’y étaient « résignés ». Vincent Lambert est décédé, ce jeudi matin à 8h24 à l’hôpital Sébastopol de Reims (Marne), a appris 20 Minutes, auprès de sa famille. Âgé de 42 ans, l’ancien infirmier de profession avait passé plus de dix ans dans un état végétatif après un accident de la route, en 2008. Depuis, il était au centre d’une intense bataille familiale entre ses parents qui ont tout fait pour le maintenir en vie et son épouse, Rachel, et certains de ses proches qui souhaitaient le « laisser partir ».

« Je ne me réjouis pas… Mais c’est un soulagement. Un soulagement pour Vincent », a réagi auprès de 20 Minutes, François Lambert son neveu qui s’est battu auprès de son épouse pour que l’équipe médicale cesse de l’alimenter et de l’hydrater. Son avocat, Gérard Chemla, estime, lui, que cette affaire doit entraîner des changements juridiques. « On doit nécessairement envisager une autre façon de mourir à partir du moment où la décision est prise et être plus courageux dans la façon dont on aborde la fin de vie », a-t-il déclaré à l'Agence France Presse.

« Vincent est un agneau qu’on mène à l’abattoir… »

Contacté ce jeudi matin, Jean Paillot, l’un des avocats des parents de Vincent Lambert, a indiqué que ses clients ne s’exprimeraient pas suite au décès de leur fils. « Ils sont dans le recueillement… Et nous sommes avec eux à l’unisson… », a-t-il simplement expliqué. Mercredi soir, place Saint-Sulpice, Jean et Viviane Lambert avaient fait part de leur sentiment dans une lettre lue lors d'une veillée de prière devant 300 personnes : « Vincent est un agneau qu’on mène à l’abattoir mais Vincent n’est pas une affaire, c’est un être humain ». De son côté, David Philippon, son demi-frère s’est dit « incapable » de parler de tout ça pour l’instant, voulant tout de même confirmer « la mort dans l’âme » le décès de Vincent Lambert.

Dans un entretien à La Croix, Thierry Magnin, le secrétaire général de la Conférence des évêques de France a regretté la « confusion» autour du cas de Vincent Lambert, estimant que celui-ci n'était pas « en fin de vie ». De nombreuses personnalités de l'Eglise catholique s'étaient prononcées, ces derniers temps, en faveur du maintien en vie du patient dont les lésions ont été jugées « irréversibles » par des experts en 2014, puis en 2018.

Le 2 juillet, le docteur Vincent Sanchez à la tête de l’équipe médicale chargée de le soigner avait annoncé avoir cessé l’alimentation et l’hydratation du patient après une ultime décision de la Cour de cassation l’y autorisant. Une sédation profonde et continue avait été mise en place afin d’éviter qu’il ne souffre.

…/… Plus d’informations à venir sur 20minutes.fr