Bretagne: La mort d’un jeune ostréiculteur reste toujours inexpliquée

ENQUÊTE Des associations de protection de l’environnement mettent en cause les algues vertes

J.G. avec AFP

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Des algues vertes sur la plage de Plonevez-Porzay, en Bretagne, en 2010
Des algues vertes sur la plage de Plonevez-Porzay, en Bretagne, en 2010 — Fred Tanneau AFP

Quatre jours après le drame, on ne sait toujours pas pourquoi un jeune ostréiculteur est décédé brutalement dans la baie de Morlaix. L’autopsie réalisée lundi sur le corps de la victime a certes révélé la présence « d’eau dans les poumons », sans aucune « trace de violence », a indiqué le procureur de la République de Brest Jean-Philippe Récappé.

« Mais les causes de la mort n’ont pas encore été déterminées puisque les résultats des analyses toxicologiques et anatomopathologiques ne sont pas encore connus », a-t-il ajouté, précisant qu’il s’agissait notamment de « vérifier si la décomposition des algues a pu avoir un effet sur ce décès ». Les résultats de ces analyses ne devraient pas être connus avant deux semaines.

Un autre décès suspect dans le Finistère ?

Dans un courriel adressé lundi au procureur de Brest, deux associations locales de protection de l’environnement évoquaient « la piste d’une intoxication à l’hydrogène sulfuré (H2S) », gaz toxique et potentiellement mortel, libéré par les algues vertes échouées en décomposition.

L’association Baie de Douarnenez Environnement a révélé de son côté mercredi le décès la veille d'un homme d’environ 70 ans sur une plage de la commune de Plonévez-Porzay (sud du Finistère), s’inquiétant également de la présence d’algues vertes et demandant « qu’une recherche de H2S dans les tissus pulmonaires de la victime soit très rapidement effectuée ». Depuis le début de la saison estivale, plusieurs baies bretonnes sont envahies d’algues vertes.