VIDEO. 14-Juillet: Comment les policiers se préparent-ils à défiler sur les Champs-Elysées?

CEREMONIE Durant quinze jours, les policiers qui défileront le 14 juillet prochain à Paris s’exercent à Versailles (Yvelines). «20 Minutes» a assisté aux répétitions

Thibaut Chevillard

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Comment les policiers se préparent-ils à défiler sur les Champs-Elysées? — 20 Minutes
  • Le 14 juillet prochain, plus de 300 policiers défileront à pied ou à moto sur les Champs-Elysées.
  • Depuis quinze jours, ils s’exercent sur la base militaire de Versailles-Satory (Yvelines).
  • 20 Minutes a assisté vendredi dernier aux répétitions.

Soudain, la musique de la garde républicaine retentit. Une, deux ! Une, deux ! Polo blanc, pantalon bleu marine, casquette sur la tête, 250 policiers se mettent à marcher au pas le long d’une piste située au cœur de la base militaire de Versailles-Satory (Yvelines). Les bras balancent, en rythme et en cadence. « On bombe le torse et on met ses atouts en avant ! On est fier, on est policier ! » crie un formateur de la police nationale aux jeunes recrues qui, dans quelques jours, défileront sur les Champs-Elysées lors du 14-Juillet.

Plus de 300 policiers défileront, à pieds et en moto, le 14-Juillet prochain sur les Champs-Elysées
Plus de 300 policiers défileront, à pieds et en moto, le 14-Juillet prochain sur les Champs-Elysées - Thibaut Chevillard

Ces policiers sont issus des écoles qui forment les gardiens de la paix, les officiers et les commissaires. Dimanche, ils descendront les Champs aux milieux des militaires. Comment ont-ils été sélectionnés ? « Il faut faire acte de volontariat, puis être retenu. Ils travaillent ensuite de manière très dure afin de représenter l’intégralité de l’institution mais aussi pour être mis à l’honneur à titre personnel », explique Jean-Marie Salanova, directeur central de la sécurité publique, l’une des directions de la police dont proviennent un tiers des agents qui défileront à Paris.

« Qui veut mouiller sa casquette ? »

Ce vendredi, le mercure atteint les 30 degrés. L’une des policières qui encadre les défilants prend une bouteille d’eau dans un pack qu’elle fait passer dans les rangs. « Qui veut mouiller sa casquette ? » demande-t-elle, inquiète. Il faut dire que plus la température augmente, plus le risque que quelqu’un fasse un malaise est élevé. « Il n’y a pas de secret, il faut boire beaucoup d’eau, se reposer par moments et acclimater le corps à rester un certain temps au soleil », assure le commandant Dominique C., coordinateur piéton du défilé pour la police.

Les motards de la police nationale défilent sur les Champs-Elysées depuis 10 ans
Les motards de la police nationale défilent sur les Champs-Elysées depuis 10 ans - Thibaut Chevillard

Dimanche prochain, quelques policiers seront sur le banc des remplaçants, prêts à prendre la place d’un agent « qui n’aurait pas pris son petit-déjeuner, qui serait un peu stressé et qui ferait un malaise au départ du défilé », poursuit-il. Au loin, au bout de la piste, un bruit de moteur se fait entendre. Depuis dix ans, les motards de la police défilent lors du 14-Juillet. Cette année, ils seront une soixantaine, dont trois réservistes, prêts à remplacer au pied levé un fonctionnaire. Mais ce qu’ils redoutent plus que tout, « c’est la panne mécanique », confie Dani Leffebure, affecté au centre national de formation motocycliste.

Hantise de la panne moteur

« On fait des exercices qui consistent à simuler une panne dans la descente. Dès qu’il y a une panne le fonctionnaire lève la main, se met sur le côté et un réserviste qui est derrière vient combler le trou », explique celui qui défilera pour la première fois ce dimanche. Lorsqu’il descendra sur son engin les 840 m qui séparent le haut de la plus belle avenue du monde à la tribune présidentielle, il pensera à son père qui sera devant sa télé comme tous les ans. Un ancien militaire qui n’a jamais eu la chance de défiler. « Il sera fier de moi. »