Canicule: Le ministre de l'Agriculture promet des aides «très rapides» pour les exploitants

CHALEUR Les vignerons ont été particulièrement frappés par la canicule, comme les producteurs d’abricots, de pommes ou de melons

20 Minutes avec AFP

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Les exploitations ont été particulièrement touchées par la canicule en juin.
Les exploitations ont été particulièrement touchées par la canicule en juin. — Jean-Francois MONIER / AFP

De fortes chaleurs, qui ont fait de gros dégâts chez les agriculteurs. Au mois de juin, des records de température ont été battus en France. Pour aider les exploitants, le ministre de l'Agriculture a promis ce vendredi des mesures d’aide « très rapides », notamment dans l’Hérault et le Gard.

« On va essayer de prendre des mesures très rapides pour aider les agriculteurs, notamment l’exonération du foncier non bâti (et) le décalage des cotisations sociales », a déclaré Didier Guillaume, lors d’un point presse dans des vignes brûlées des Costières, près de Nîmes.

Une assurance pour couvrir « l’ensemble des agriculteurs »

Pour les agriculteurs, la canicule est un « drame absolu » qui « se reproduira » en raison du changement climatique : « Ce qui (était) centennal peut devenir aujourd’hui décennal et ce genre d’accident va continuer à arriver », a-t-il insisté, soulignant la nécessité de changer le régime d’assurances des agriculteurs. « Quand on n’est pas assuré, malheureusement, on n’a pas beaucoup de possibilités. C’est la raison pour laquelle j’ai lancé depuis un mois une grande réflexion sur un nouveau système assurantiel généralisé qui pourrait permettre à l’ensemble des agriculteurs » d’être couverts, a-t-il développé.

« C’est plus facile d’assurer une boucherie ou une menuiserie que d’assurer le ciel et la terre », mais « il faut que cette assurance puisse devenir généralisée afin que plus d’agriculteurs puissent s’assurer et qu’avec une assiette supérieure, la solidarité puisse jouer », a-t-il ajouté. Le ministre appelle dans un premier temps « la profession agricole » à y réfléchir, avant des « discussions » avec les assureurs.

Le 28 juin, journée classée rouge pour la canicule dans le Gard, l’Hérault, le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône, les températures avaient atteint un record historique en France, à 45,9°C à Gallargues-le-Montueux (Gard).

Des élevages de volailles décimés

Selon les premières estimations, un tiers de la surface du département de l’Hérault a été touché par une canicule sévère avec des températures supérieures à 41 degrés et plusieurs milliers d’hectares sont touchés. Si la viticulture est le secteur le plus frappé, des producteurs d’abricots, de pommes ou de melons ont également souffert et deux élevages de volaille héraultais ont été décimés, avec quelque 1.250 animaux morts.

Dans le Gard, les évaluations sont toujours en cours, mais selon les premiers recensements transmis à l’AFP par la chambre d’agriculture, une centaine d’exploitations est concernée sur plus de 1.000 hectares, en majorité dans la viticulture. Les pertes de récoltes estimées vont jusqu’à 100 %.

Au-delà des demandes d’indemnisation, certains agriculteurs relèvent que la profession est en première ligne face au réchauffement climatique et appellent à agir sur ses causes. Pour la Confédération paysanne, cet épisode de canicule est « une nouvelle démonstration, s’il en fallait encore, de l'urgence climatique ».