Conditions de travail des femmes de chambre: Un «plan d'action pour l'automne» annonce Marlène Schiappa

CONDITIONS DE TRAVAIL Marlène Schiappa a rencontré ce mercredi des entreprises sous-traitantes et agences de propreté alors qu’une trentaine de manifestants se sont réunis près de Matignon pour défendre les femmes de chambre

20 Minutes avec agences

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Marlène Schiappa, le 14 février 2019.
Marlène Schiappa, le 14 février 2019. — ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

Une trentaine de manifestants se sont rassemblés ce mercredi près de Matignon et du secrétariat d’Etat de Marlène Schiappa pour défendre les femmes de chambre et de ménage. Ils réclamaient la fin de la sous-traitance de leur activité, a constaté l’AFP.

Ce rassemblement, organisé à l’appel du syndicat CGT des Hôtels de prestige et économiques (CGT-HPE), a eu lieu peu avant une réunion entre la secrétaire d’Etat à l’Egalité femmes-hommes et des représentants de fédérations et agences ayant recours à ces personnels. A l’issue de cette rencontre, Marlène Schiappa a annoncé un « plan d’action pour l’automne ».

« Horaires décalés » et « cadences infernales »

Parmi les manifestants se trouvait Claude Lévy, fondateur du CGT-HPE. Mais aussi les députés LFI Eric Coquerel et François Ruffin, venus défendre les « 168 » femmes de ménage de l’Assemblée nationale, employées par quatre sociétés de sous-traitance dont Europnet. Ils ont dénoncé les « horaires décalés », les « cadences infernales », la « multiprécarité salariale et sociale » ou encore la « sous-traitance qui permet aux entreprises d’adapter les besoins en femmes de ménage aux taux d’occupation avec des méthodes de voyous ».

« C’est choquant que le cœur de métier de l’hôtellerie, qui est l’hébergement, le nettoyage des chambres, soit sous-traité. Dans l’hôtellerie, les femmes se font exploiter de manière honteuse, on les paye à la chambre et non à l’heure, avec des conditions de travail très, très pénibles », a souligné Claude Lévy, qui a réclamé leur « intégration » au personnel fixe des hôtels.

Une mission lancée en septembre

A l’issue de la réunion avec des entreprises sous-traitantes et agences de propreté, Marlène Schiappa a rappelé qu’elle avait confié une mission au conseil supérieur de l’égalité professionnelle (CSEP). Celle-ci sera « lancée en septembre » afin de « formuler des propositions concrètes pour améliorer les conditions de travail des femmes de chambre et des agents de propreté ». Un « plan d’action sera présenté à l’automne », a-t-elle ajouté.

La secrétaire d’Etat a par ailleurs indiqué qu’elle avait reçu d’autres manifestants, qui s’étaient rassemblés un peu plus tôt devant son ministère. Cette délégation lui a demandé « des mesures réglementaires pour améliorer la situation des salariés du secteur » et pour « combattre la précarité subie par plus de 400.000 femmes », a indiqué la fédération FO de l’équipement, de l’environnement, des transports et des services (FEETS-FO) sur son site Internet.