Rétention des notes du bac: «Tous les élèves auront leurs résultats vendredi», assure Jean-Michel Blanquer

EDUCATION Des enseignants menacent de bloquer la publication des résultats du bac en retenant les notes

Delphine Bancaud

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Des candidats au bac à Strasbourg le 17 juin 2019. FREDERICK FLORIN / AFP)
Des candidats au bac à Strasbourg le 17 juin 2019. FREDERICK FLORIN / AFP) — AFP
  • Le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, s’est exprimé sur la menace de rétention des notes du bac, assurant que « tous les élèves auront leurs résultats vendredi »
  • « Ainsi, ceux qui devront passer le bac au rattrapage le sauront vendredi », a-t-il ajouté sans pouvoir « exclure qu’il y ait certaines notes manquantes ». Mais dans ce cas, il existera une solution: « On donnera la note de contrôle continu de l’élève pendant l’année qui servira de note provisoire »  pour compléter la moyenne.

Rassurer les élèves à deux jours des résultats du bac. Invité de BFMTV, le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, s’est exprimé sur la menace de rétention des notes du bac, proférée par certains enseignants qui protestent contre la réforme du lycée. « Tous les élèves auront leurs résultats vendredi », a affirmé le ministre. « Ainsi, ceux qui devront passer le bac au rattrapage le sauront vendredi », a-t-il ajouté.

« On ne peut pas exclure qu’il y ait certaines notes manquantes », a-t-il déclaré. Mais dans ce cas, il existera une solution. « On donnera la note de contrôle continu de l’élève pendant l’année qui servira de note provisoire » pour compléter la moyenne, a-t-il précisé. « Si en début de semaine on a finalement la copie et que la note est meilleure, c’est celle-là qui sera (prise en compte), sinon on garde la note de contrôle continu », a-t-il poursuivi. « C’est une solution technique qui portera sur une toute petite minorité », a expliqué le ministre.

Moins de 100.000 copies « retenues »

Interrogé sur le nombre de notes qui n’ont pas encore été rendues, il a indiqué qu’il « était descendu en dessous de 100.000. Je pense que demain ce sera autour de 50.000 », a-t-il assuré, en tablant sur la renonciation de certains enseignants à leur projet. « Les rectorats appellent les enseignants concernés », a-t-il indiqué aussi, rappelant les enseignants « à leur sens du service public ».

Le ministre est revenu aussi sur les sanctions financières qui pourraient être infligées aux enseignants grévistes. Il a de nouveau indiqué que « les professeurs qui se mettraient dans la situation (de ne pas rendre les copies) sont considérés comme grévistes à partir du jour où ils ont pris les copies, ça signifie un retrait de salaires de 10 à 15 jours ». « Je pense que c’est dissuasif », a-t-il jugé. « Il faut assumer ses responsabilités quand on est gréviste », a déclaré le ministre. « Ce genre d’initiative nuit au prestige du métier d’enseignant », a-t-il fustigé.

Le Snes-Fsu fulmine

Une intervention qui n’a pas manqué de faire bondir certains syndicats d’enseignants. Dans la soirée, le Snes-Fsu a dénoncé dans un communiqué « un ministre aux abois » et « une nouvelle provocation de sa part ».

Les menaces d’un retrait de salaire de 15 jours si les professeurs ne rendent pas leurs copies à temps a suscité l'ire du premier syndicat du secondaire. Il estime qu’elles sont « totalement illégales et témoignent de la volonté ministérielle de gouverner par la menace ».