Amazon: Plusieurs sites bloqués par des manifestants écolos et des «gilets jaunes»

DESOBEISSANCE CIVILE Le siège d’Amazon France, à Clichy, en banlieue parisienne ainsi qu’un entrepôt du géant américain à Toulouse sont bloqués depuis ce mardi matin

M.A. avec AFP

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Des manifestants bloquent le site Amazon de Clichy, près de Paris, le 2 juillet 2019.
Des manifestants bloquent le site Amazon de Clichy, près de Paris, le 2 juillet 2019. — PHILIPPE LOPEZ / AFP

Plusieurs sites du géant de la vente en ligne, Amazon, ont été bloqués, ce mardi, un peu partout en France, par des associations écolos et des « gilets jaunes ». Avec cette action de « désobéissance civile », les militants entendent dénoncer le réchauffement climatique et la destruction d’emplois.

Les militants, qui ont répondu à l’appel de plusieurs collectifs dont ANV-COP 21 (Action non violente Cop21), un mouvement citoyen non-violent qui s’oppose aux projets et aux politiques contribuant au dérèglement climatique, ont bloqué le siège d’Amazon France, à Clichy, en banlieue parisienne, et un entrepôt du géant américain à Toulouse.

« Amazon, stop à l’impunité sociale et environnementale »

Sur le site de Toulouse, Les Amis de la terre et des « gilets jaunes », ont érigé une petite montagne de pneus à l’entrée de l’entrepôt du géant de la vente en ligne. Présents depuis 7 heures du matin devant le site, les manifestants laissaient entrer les camions de livraison ainsi que les salariés de l’entreprise, mais empêchaient toute sortie de marchandises.

« Moins de liberté sauf pour consommer », « Amazon de non-retour », « Amazon, stop à l’impunité sociale et environnementale » et « Stop expansion, stop surproduction », ont-ils inscrit sur des pancartes plantées sur le rond-point d’accès.

Une action nationale qui va continuer dans la nuit de mardi à mercredi

« Amazon pollue la planète avec ses marchandises qui viennent de loin, qui sont transportées et donc polluent », a justifié le contact presse de ANV Cop 21. « Quand Amazon crée un entrepôt avec un millier d’emplois, il en détruit le double, en local », a-t-il ajouté. « Le chantage à l’emploi ne marche pas avec nous », a-t-il ajouté.

« Le modèle économique du gouvernement est en faveur de ces multinationales, au détriment du local », a-t-il déploré. Dans un communiqué, Amazon estime ces déclarations « incorrectes ». « Nous payons l’ensemble des impôts requis en France ainsi que dans l’ensemble des pays dans lesquels nous opérons, et supposons que les revendications sont liées aux lois fiscales et non à Amazon », déclare l’entreprise. « Aujourd’hui, Amazon a annoncé la création de 1 800 nouveaux emplois en CDI dans l’Hexagone en 2019, ce qui fera passer ses effectifs de 7 500 à plus de 9 300 collaborateurs d’ici la fin de l’année. »

Le géant de la vente en ligne assure également s’être engagé dans le développement durable, via des projets tels que le « Shipment Zero », qui vise à réaliser 50 % de ses livraisons zéro carbone d’ici 2030. Les manifestants comptent poursuivre leur action, qui s’inscrit dans le cadre d’une action nationale, durant la nuit de mardi à mercredi.