Affaire Vincent Lambert: Sa mère réclame le «secours» de l'ONU

ARRET DES TRAITEMENT Elle affirme que l’on veut assassiner son fils, en état végétatif depuis 2008

J.-L. D. avec AFP

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Viviane Lambert, mère de Vincent Lambert.
Viviane Lambert, mère de Vincent Lambert. — Gutner/SIPA

La mère de Vincent Lambert, en état végétatif depuis 2008, a réclamé ce lundi le « secours » de l'ONU, affirmant que l’on veut « assassiner » son fils, alors que la Cour de cassation française a ouvert la voie à un nouvel arrêt de son maintien en vie.

Viviane Lambert s’exprimait lors d’une table ronde organisée en marge de la 41e session du Conseil des droits de l'homme à Genève, par une ONG basée à Strasbourg, le Centre européen pour le droit et la justice.

« Vincent, on veut l’assassiner. C’est le vrai mot »

« Je crie tout haut que Vincent, on veut l’assassiner. C’est le vrai mot », a-t-elle dit avec des sanglots dans la voix, devant une quinzaine de personnes dont une poignée de journalistes.

« Vincent n’est pas en fin de vie, Vincent n’est pas un légume », a-t-elle martelé, indiquant être venu à l’ONU pour y réclamer un « secours ».

Plainte pour « meurtre avec préméditation »

Le 11 mai, le médecin traitant de Vincent Lambert avait annoncé à la famille l’interruption de son alimentation, qui avait débuté le 20 mai. Toutefois, le même jour, la cour d’appel de Paris avait ordonné le rétablissement de son traitement, jusqu’à ce que le comité de l’ONU se prononce sur le fond.

Saisie, la Cour de cassation a cassé ce jugement le 28 juin et ouvert la voie à un nouvel arrêt de l'alimentation et de l’hydratation du patient âgé de 42 ans.

Les avocats des parents ont annoncé qu'ils porteraient plainte pour « meurtre avec préméditation » contre le médecin qui ordonnerait un arrêt du traitement. « Nous serions favorables à une médiation par l’intermédiaire d’une institution internationale pour discuter avec le gouvernement français pour qu’en l’état actuel les mesures provisoires soient effectives », a indiqué Jean Paillot. « Vincent n’est ni malade, ni en fin de vie. Son état est celui d’une personne handicapée », a-t-il insisté.