Toulouse: Opposés à la réforme du bac, les profs brandissent la grève des notes

SOCIAL Mobilisés contre la réforme Blanquer, certains enseignants appellent à la grève des notes du bac. Une manifestation est prévue ce mardi devant le rectorat de Toulouse.

Julie Rimbert

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Depuis plusieurs mois, les enseignants toulousains sont mobilisés contre la réforme Blanquer//SCHEIBER_17430016/1905091751/Credit:FrÃ'dÃ'ric Scheiber/SIPA/1905091751
Depuis plusieurs mois, les enseignants toulousains sont mobilisés contre la réforme Blanquer//SCHEIBER_17430016/1905091751/Credit:FrÃ'dÃ'ric Scheiber/SIPA/1905091751 — Fr√'d√'ric Scheiber/SIPA

Manifestation devant le rectorat, rassemblement devant les lycées ou grève de la surveillance des épreuves du baccalauréat, les enseignants ne lâchent rien sur la réforme du bac lancée par Jean-Michel Blanquer. Depuis des mois, les profs battent le pavé contre cette réforme qui met à mal, selon eux, l’égalité des chances entre élèves.

Le ministère de l'Education nationale faisant toujours la sourde oreille à leur mobilisation, certains enseignants ont décidé de passer à la vitesse supérieure en menaçant de ne pas entrer par informatique les notes du bac dont les résultats sont attendus ce vendredi.

Demande de dialogue

Carole*, professeur de philosophie dans un lycée de Toulouse, a mené plusieurs actions de grève ces derniers mois contre la réforme Blanquer. Si cette enseignante a bien planché pour corriger les copies des bacheliers, elle entame ce mardi une grève reconductible des notes.

« Nous ne nous battons pas pour nos conditions personnelles mais pour une école avec une réelle égalité des chances pour les élèves, qu’ils soient dans un lycée en centre-ville ou à la campagne, confie cette enseignante qui exerce depuis quatre ans. Nous craignons un enseignement à deux vitesses avec des établissements qui pourront proposer des options et d’autres très peu. Cette réforme a été faite sans dialogue ».

Ce mardi, Carole manifestera une nouvelle fois avec les autres enseignants dès 9 heures devant le rectorat à Toulouse. « Nous risquons un blâme voire un abandon de poste avec cette grève des notes mais nous nous battons pour les élèves ».

*Le prénom a été modifiée