«Gilets jaunes»: la suite du mouvement en réflexion en attendant les vacances

TOUJOURS EN COLERE Une nouvelle «Assemblée des assemblées» s'est tenue à Montceau-les-Mines

20 Minutes avec AFP

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Des «gilets jaunes» étaient présents ce samedi à Montceau-les-Mines. (JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP)
Des «gilets jaunes» étaient présents ce samedi à Montceau-les-Mines. (JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP) — AFP

Ils ont beau être moins nombreux, certains ne lâchent rien. Environ 600 « gilets jaunes » sont réunis ce week-end à Montceau-les-Mines, en Saône-et-Loire, dans le cadre de la troisième « Assemblée des assemblées » du mouvement. Elle fait suite à celle organisée à Commercy (Lorraine), en janvier, et à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), en avril. Le but : réfléchir ensemble à la suite, alors que vacances d’été arrivent.

 

Discutant dans un gymnase situé en périphérie de l’ancienne cité minière, ou sous de grandes tentes plantées pour se protéger de la chaleur, les opposants à la politique du gouvernement savent que la pause estivale va marquer une sorte de rupture. « En personnes actives, il nous reste à peu près 10 % de ceux qui étaient là au début du mouvement », estime Eric, 37 ans. Cet ancien gestionnaire immobilier aujourd’hui au chômage anticipe une mobilisation moindre pendant l’été, parce qu’il y a «  les vacances, les familles », mais « les gens vont redescendre dans la rue » à la rentrée, assure-t-il.

Cap sur les municipales de 2020 ?

Pour tous, la même question, donc : que faire maintenant ? Et si personne ne conteste la baisse des mobilisations les samedis, ils espèrent trouver un nouveau souffle. « Les gens attendent la suite, confie ainsi Sylvia, 35 ans. Manifester tous les samedis, marcher, chanter, j’aime bien. Mais on avait une vie avant le 17 (novembre 2018), on aimerait bien avoir une vie après aussi ». La prochaine étape pourrait être, selon elle, « d’investir les mairies et les municipales».

D’autres ont aussi l’idée de viser les municipales pour parvenir à peser dans le débat. « On va essayer de rassembler un maximum de monde, parler aux déçus de la politique, leur proposer de venir sur une liste citoyenne, pas forcément étiquetée », avance Christophe. Une liste qui sera cependant « interdite aux figures politiques »,

La mobilisation la plus faible

Parmi les revendications qui restent encore en suspens, figure bien sûr le référendum d'initiative citoyenne (RIC). Et non le référendum d’initiative partagée (RIP), qui existe déjà, déclenché par des parlementaires. « Les gilets jaunes se posent la question de savoir si oui ou non ils vont soutenir le RIP en cours contre la privatisation d’Aéroports de Paris, mais aussi si l’on peut obtenir la création d’un RIC par l’intermédiaire d’un RIP », explique Jean-Marie.

Alors que les débats doivent se poursuivre dimanche, dans le même temps, ce samedi, environ 6.000 autres « gilets jaunes » ont battu le pavé à travers le pays, pour l'« acte 33 », selon les chiffres communiqués par le ministère de l’Intérieur. C’est moitié moins que la semaine dernière, et le pire total depuis le début du mouvement.